[#1 Cap au nord – 2024] Première étape de Pornichet à Dublin (550nm),  c’est fait !

[#1 Cap au nord – 2024] Première étape de Pornichet à Dublin (550nm), c’est fait !

Nous avons quitté Pornichet dimanche 7 avril en milieu de matinée (SSO 4-5, mer agitée à forte, houle 3-4m), nous avons fait route jusqu'à Lorient (Kernével) pour récupérer un sixième membre d'équipage et laisser passer le mauvais temps pendant 48h.

Durant ces deux jours à écouter siffler le vent dans les haubans, tout l'équipage a pu faire plus ample connaissance et étudier au calme dans le carré avec Damien plusieurs thèmes dont la météo, les manœuvres et réglages de voile et des bases de matelotage.

(c) Anne-Marie Louapre

La dépression Pierrick ayant continué son chemin et libéré le nôtre, nous avons pris plein ouest mercredi matin et les quarts se sont enchaînés pour tout le monde afin de dépasser la pointe de Penmarch la nuit suivante et sortir du rail d'Ouessant à la tombée de la nuit du jeudi.

(c) Lauriane Lemasson

Les prévisions météo étaient justes (SO 4 à 5, mer agitée à forte, houle de O/NO 2-3m) et c'est au largue que nous avons fait cap au nord afin de traverser la Manche, laisser les îles Scilly sur tribord et rejoindre la mer Celtique, accompagnés durant la majeure partie de la traversée par du soleil ou au minimum de belles éclaircies.

(c) François Poulmarc'h
(c) Anne-Marie Louapre

Après avoir dépassé le sud est de l'Irlande et les Tuskar Rocks en fin de journée le samedi, c'est au travers que nous sommes remontés plein nord vers Dublin. Le dimanche au petit matin, sous le ciel bleu et une vive fraîcheur, Milagro et son équipage sont arrivés à la marina de Dun Laoghaire

(c) Lauriane Lemasson
(c) Gabrielle Souliman

Petit résumé en images, avant la suite lors d'un prochain post et le cap sur les Hébrides! Pour ceux qui souhaiteraient nous rejoindre, quelques places sont encore disponibles pour la remontée de l'Ecosse jusqu'à la fin du mois.

(c) François Poulmarc'h
(c) Arnaud Bailly
(c) François Poulmarc'h
(c) Arnaud Bailly
(c) Damien Treutenaere
(c) Arnaud Bailly
(c) Anne-Marie Louapre
(c) Damien Treutenaere

[Cap au Nord – 2024] C’est parti ! Milagro descend la Loire avant de faire route vers l’Irlande

[Cap au Nord – 2024] C’est parti ! Milagro descend la Loire avant de faire route vers l’Irlande

A la mi-journée le mercredi 3 avril 2024, Milagro et son équipage ont quitté Nantes, larguant les amarres au ponton Belem.

La saison 2024 est donc lancée, avec une première étape vers Dublin, suivie de plusieurs étapes en Ecosse puis en Norvège, avec un retour prévu via l'Islande et l'Irlande à l'automne prochain.

(c) Barbara Clerc

Amis nantais, nous vous donnons rendez-vous après ce périple, à l'hiver 2024-2025, avec toujours plus d'expériences et son lot d'histoires à raconter ! D'ici-là, profitez encore quelques jours de l'exposition photographique et sonore à l'Almacén, 4 rue de l'Arche sèche à Nantes (jouxte la Place Royale)

(c) Barbara Clerc

A vos agendas ! Exposition d’une rétrospective photographique et sonore pour les dix ans de Karukinka, à Nantes du 16 au 31 mars 2024

A vos agendas ! Exposition d’une rétrospective photographique et sonore pour les dix ans de Karukinka, à Nantes du 16 au 31 mars 2024

Quoi de mieux que de partager un maté, des empanadas et des alfajores pour faire un saut à l'extrême sud de l'Amérique ?

En partenariat avec El Almacén, un resto bar argentin situé à deux pas de la place Royale (4 rue de l'Arche sèche à Nantes), nous vous convions à l'exposition de sons et d'images réalisés en Patagonie lors de nos différentes expéditions à pieds et à la voile.

Pensée sous la forme d'une rétrospective de dix années passées en territoires selk'nam, yagan et haush, cette présentation d'une partie de nos activités sera complétée, le 16 mars à 18h30, par une conférence de Lauriane Lemasson, fondatrice de l'association.

Au plaisir de vous rencontrer et de vous faire découvrir nos activités passées, présentes et futures,

Jacques Sax, président de l'association Karukinka

PS: pour l'écoute, n'oubliez pas vos écouteurs et, si besoin, d'installer une application de lecture de QR codes

Pour quelles raisons les scientifiques vont-ils placer des micros au fond de l’Antarctique ?

Pour quelles raisons les scientifiques vont-ils placer des micros au fond de l’Antarctique ?

Dans les profondeurs de l’Antarctique, des microphones immergés recueillent des sons de « vaisseaux spatiaux » et une variété de bourdonnements « impressionnants », explique la scientifique colombienne Andrea Bonilla, à l’écoute de la vie sous-marine lors d’une expédition aux confins du continent blanc.

Source Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2024-02-27/pour-quelles-raisons-les-scientifiques-vont-ils-placer-des-micros-au-fond-de-l-antarctique-7039ac7d-2fc5-465d-bebc-93b07981804b (Par l’édition du soir, avec l’Agence France-Presse)

La biologiste de l’université Cornell de New York immerge à 500 mètres de profondeur des hydrophones enveloppés de titane qui enregistreront une année entière ces ondes sonores. Une fois déchiffrées, elles permettront de comprendre le comportement des mammifères marins et leurs déplacements pendant l’hiver austral, lorsque l’Antarctique devient presque inhabitable.

« Des espèces dont le son est impressionnant »

« Il y a ici des espèces dont le son est impressionnant, littéralement comme dans Star Wars, on dirait des vaisseaux spatiaux. Très peu d’oreilles ont le privilège de les entendre », déclare la scientifique de 32 ans à bord de l’ARC Simon Bolivar, un navire de la marine colombienne.

Titulaire d’un doctorat en acoustique marine, Andrea Bonilla et les autres scientifiques à bord de la 10expédition colombienne dans l’Antarctique récupèrent également les micros déposés l’an passé lors d’une mission opérée par la marine turque.

Guidé par des coordonnées GPS, le bateau entre dans la zone de rencontre. Pour remonter l’hydrophone à la surface, Andrea Bonilla déclenche la libération de l’ancre qui le retenait immergé. Toute l’équipe scrute alors longuement pendant huit minutes de tension palpable les eaux calmes jusqu’à l’apparition, dans la joie, d’un petit drapeau déployé en surface.

La chercheuse Andrea Bonilla récupère un hydrophone avec des membres du navire de recherche colombien « ARC Simon Bolivar ». (Photo : Juan Barreto / AFP)

Ses collègues la félicitent chaleureusement et elle se dit soulagée. « Je suis super excitée parce que c’était la première fois que nous faisions cette manœuvre dans ces eaux […] Tout s’est super bien passé », se réjouit la scientifique colombienne.

Une fois sur la terre ferme, elle analysera un an d’enregistrements. « Dans un environnement marin, le son est fondamental », affirme-t-elle. Car le bruit ou les perturbations auditives peuvent affecter la communication des espèces ou entraver le déroulement normal d’activités naturelles telles que la chasse.

Ces recherches entendent également mesurer l’impact de l’activité humaine et de la pollution auxquelles sont exposés les mammifères dans un des endroits les mieux préservés de la planète.

« Zone marine protégée »

Un autre objectif est de soutenir la proposition, promue par le Chili et l’Argentine depuis 2012, de faire de la péninsule Antarctique « une zone marine protégée ».

Andrea Bonilla travaille avec des spectrographes qui représentent visuellement les fréquences sonores. Les moyennes et hautes fréquences enregistrent des animaux de différentes tailles.

Ses découvertes ne serviront pas seulement à surveiller les mammifères marins, mais aussi à la recherche géophysique : les micros captent les basses fréquences émises par les mouvements telluriques et la fonte des glaces.

Non loin du navire, une colonie de manchots marche sur un bloc de glace géant en forme de toboggan tandis qu’au-dessus des eaux profondes, les chercheurs observent une baleine à bosse qui prend une de ses dernières respirations avant que l’hiver ne la fasse fuir vers les eaux plus chaudes de l’océan Pacifique.

« Cette rencontre a changé ma vie »

« Ma première rencontre avec une baleine a été avec une baleine qui chantait, et je pense que cela a changé ma vie », se souvient Andrea Bonilla.

Après s’être nourries pendant des mois dans la péninsule Antarctique et dans le détroit de Magellan au Chili, des milliers de ces grands mammifères se retrouvent pour se reproduire entre juin et octobre dans un corridor marin qui s’étend du sud du Costa Rica au nord du Pérou.

Mais « il y a aussi des espèces qui ne vivent qu’ici », souligne-t-elle, comme les phoques de Weddell et les léopards de mer, qui émettent des chants aigus de différentes tonalités, des compositions harmonieuses qui fournissent des informations sur leur comportement.

La scientifique se prépare à un nouveau largage d’hydrophone et attache le drapeau rouge au sommet de la bonbonne de titane qui servira à la repérer au milieu des eaux à son retour l’année prochaine.

Au cours de l’expédition, trois microphones ont été immergés, deux dans le détroit de Bransfield et un dans le passage de Drake.

scientifiques micros au fond de l'antarctique

La mystérieuse découverte archéologique de Tolhuin : la municipalité n’a pas expliqué ce qui a été trouvé (InfoTDF, 19/2/2024 “El misterioso hallazgo arqueológico en Tolhuin: el Municipio no explicó que encontraron”)

30

Des découvertes et recherches archéologiques en Patagonie : Tolhuin, en Terre de Feu argentine

Sur le chemin menant au Cerro Michi [Terre de Feu, Patagonie], une équipe d’archéologues du GIATMA (rattaché au CADIC-CONICET) a fait une découverte significative : lors des travaux de terrain, les archéologues ont trouvé des matériaux et un nouveau site archéologique sur lesquels ils ont alors commencé à travailler.

Cette découverte s’inscrit dans le cadre du projet ImpaCT.AR, défi 2, « Patrimoine Culturel Archéologique à Tolhuin », soutenu par la municipalité et accompagné depuis la première gestion de Daniel Harrington. L’objectif principal est l’identification et la protection du patrimoine culturel archéologique de la région.

L’équipe de chercheurs a mené des travaux de terrain, comprenant des prospections et des fouilles au sein du périmètre urbain de Tolhuin, dans le but d’établir une carte des risques archéologiques permettant de zoner les secteurs sensibles. Cela fournit aux autorités municipales des informations cruciales pour la préservation du patrimoine lors de projets d’infrastructures.

Le projet ImpaCT.AR ne se limite pas à l’identification de sites archéologiques, il inclut aussi la formation du personnel impliqué, directement ou indirectement, dans les modifications du paysage urbain. Les travailleurs sont sensibilisés à l’importance du patrimoine archéologique et à la nécessité d’être vigilants lors d’activités impliquant des mouvements du sol.

La découverte sur le chemin du Cerro Michi s’ajoute à d’autres trouvailles à Tolhuin, comme sur le chemin du quai, à la Laguna Varela, à la descente du lac Fagnano et dans le quartier résidentiel de Las Laderas del Kamuk. La stratégie centrale de cette collaboration entre le CADIC-CONICET et la municipalité de Tolhuin est la prévention, afin de garantir que les travaux d’infrastructure se déroulent avec soin et dans le respect du patrimoine partagé par la communauté.

Qu’est-ce qu’une découverte archéologique ?

Selon le Guide pour la formulation du protocole de découvertes fortuites de patrimoine archéologique et d’archéologie publique, une découverte archéologique est la rencontre imprévue de matériaux archéologiques tels que des vases ou fragments, des objets lithiques (pierres ou roches), des ossements animaux ou humains, des figurines, des ustensiles en bois ou en métal, ou tout autre élément ancien. À ce sujet, la municipalité de Tolhuin était attendue sur la nature précise des matériaux trouvés afin de contextualiser la nouvelle, mais la communauté devra attendre un prochain rapport pour en savoir davantage.

F:CT

Source : infotdf.com/tolhuin/el-misterioso-hallazgo-arqueologico-en-tolhuin-el-municipio-no-explico-que-encontraron/ traduit de l'espagnol par l'association Karukinka