Carnets de Lecture #3 : Roald Amundsen Mémoires, carnet de voyage 1911-1928

Carnets de Lecture #3 : Roald Amundsen Mémoires, carnet de voyage 1911-1928

Le 14 décembre 1911, un homme au visage marqué par le froid plante un drapeau norvégien sur une étendue blanche indistincte de toutes les autres : le pôle Sud. Il s'appelle Roald Amundsen. Trente ans plus tard, ses carnets, publiés sous le titre Mémoires, carnet de voyage 1911-1928, révèlent moins l'épopée glorieuse qu'on pourrait attendre qu'un homme rongé par les rivalités, les intrigues et le poids d'un exploit qu'il doit sans cesse défendre. Je vous invite donc cette semaine à plonger dans ses mémoires.

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De la médecine aux glaces polaires

Né le 16 juillet 1872 près d'Oslo, dans une famille de petits armateurs, Roald Amundsen abandonne des études de médecine pour suivre une vocation qui le hante depuis l'enfance : devenir explorateur polaire. Il s'engage d'abord comme simple matelot sur un phoquier en 1893, avant de trouver, quelques années plus tard, la voie qui va façonner toute sa carrière.

En 1897, il embarque comme second capitaine à bord du Belgica, dans le cadre de l'expédition antarctique belge dirigée par Adrien de Gerlache de Gomery. Le navire reste prisonnier des glaces de la mer de Bellingshausen pendant plus d'un an, contraignant l'équipage au premier hivernage jamais enduré en Antarctique. Une étude publiée dans le Journal of Polar Science souligne que cette mission, longtemps réduite à une simple aventure, fut en réalité une entreprise scientifique majeure : elle donna lieu à 92 publications réparties sur neuf volumes et quarante ans de traitement des données, dont certaines servent encore aujourd'hui de référence pour mesurer les changements environnementaux de la péninsule Antarctique sur 120 ans. C'est au cours de cet hivernage qu'Amundsen se lie d'amitié avec le médecin de bord, l'Américain Frederick Cook, qui lui révèle l'intérêt des chiens de traîneau et des rations adaptées pour survivre aux longues nuits polaires.

Le passage du Nord-Ouest, premier grand exploit

Fort de cette expérience, Amundsen monte sa propre expédition à bord d'un petit navire, le Gjøa, avec un équipage de six hommes seulement. Entre 1903 et 1906, il devient le premier à franchir intégralement le passage du Nord-Ouest, ce chenal légendaire reliant l'Atlantique au Pacifique par l'archipel arctique canadien, que des générations de marins avaient cherché en vain depuis des siècles. Au passage, l'expédition localise avec précision le pôle Nord magnétique et démontre qu'il se déplace continuellement, une contribution scientifique aussi importante que la prouesse maritime elle-même.

La course au pôle Sud : au-delà du mythe de l'harmonie

Amundsen prépare ensuite une expédition vers le pôle Nord. Mais en 1909, apprenant que l'Américain Robert Peary revendique déjà cet objectif, il change discrètement de cap et décide de tenter, à la place, la conquête du pôle Sud. Il installe sa base, Framheim, dans la baie des Baleines sur la barrière de Ross, quand l'expédition britannique de Robert Falcon Scott vise le même but depuis l'autre côté du continent.

La stratégie d'Amundsen est méticuleuse : skis, chiens de traîneau et dépôts de vivres soigneusement échelonnés le long de la route, contre les poneys et la traction humaine choisis par Scott. Une recherche parue en 2025 dans Polar Record a néanmoins montré que cette préparation exemplaire dissimule des tensions internes bien réelles : lors du fameux « faux départ » de l'expédition, un conflit de leadership éclate entre Amundsen et l'un de ses hommes clés, Hjalmar Johansen, que l'explorateur norvégien exclut ensuite du groupe polaire et efface presque des archives officielles.

Une seconde étude, publiée en 2026 dans la même revue par le chercheur Björn Lantz de l'université technologique de Chalmers, va plus loin en dépouillant systématiquement les journaux intimes contemporains de deux membres de l'équipe polaire, Sverre Hassel et Olav Bjaaland. Sur les 57 jours de la marche vers le pôle, l'analyse identifie 17 épisodes explicites de friction, répartis entre désaccords opérationnels sur les rations et la navigation, disputes d'autorité liées à l'intolérance d'Amundsen envers la contradiction, et tensions relationnelles nées de la promiscuité sous la tente. Hassel note ainsi, le 12 janvier 1912, qu'Amundsen possède « une manière désagréable et arrogante » de s'exprimer, tandis que Bjaaland rapporte un vif désaccord sur le port de lunettes de neige, marqué par l'expression « le capitaine est impatient, ne tolère aucune contradiction ». La cohésion de l'équipe n'a jamais signifié l'absence de tension, mais plutôt une capacité à fonctionner malgré elle.

Le 14 décembre 1911, Amundsen et quatre compagnons, Hanssen, Hassel, Wisting et Bjaaland, atteignent malgré tout le pôle Sud, avec cinq semaines d'avance sur l'expédition britannique. Une relecture historiographique publiée dans Polar Research rappelle que l'historien Roland Huntford avait déjà, dès 1979, contesté l'admiration britannique pour le programme scientifique et le courage de Scott, en soutenant que l'expédition d'Amundsen fut, sur le plan de la préparation et de l'exécution, très largement supérieure. Scott, retardé et affaibli, mourra de faim et d'épuisement sur le chemin du retour avec ses hommes, une tragédie qui contraste violemment avec le retour sans encombre des Norvégiens.

Le Norge et la brouille avec Nobile

Après cette double consécration, passage du Nord-Ouest et pôle Sud, Amundsen se tourne vers les airs. Après deux tentatives infructueuses en hydravion, il finit par atteindre le pôle Nord le 12 mai 1926 à bord du dirigeable Norge, piloté par l'ingénieur italien Umberto Nobile et parti du Spitzberg pour se poser en Alaska. Amundsen devient ainsi le premier homme à avoir atteint les deux pôles.

Un article de la revue Studies in History and Philosophy of Science consacré à l'expédition suivante du dirigeable Italia (1928) rappelle que le vol du Norge, bien que présenté comme une simple prouesse géographique, constitua en réalité la première expédition polaire scientifique centrée sur des objectifs de physique, aussi modestes fussent-ils à l'échelle de l'entreprise. C'est précisément cet épisode qui occupe la plus grande partie des mémoires d'Amundsen et non le récit détaillé de ses exploits antérieurs. Il y règle ses comptes avec Nobile sans détour : dans son autobiographie de 1927, Ma vie d'explorateur, il consacre près de cent pages à dénoncer celui qu'il qualifie de « rêveur qui se pavane », l'accusant de s'être approprié le mérite d'une expédition qu'il n'avait fait que piloter. Les deux hommes, unis un instant sous la même nacelle au-dessus de la banquise, passeront les années suivantes à se déchirer publiquement sur le circuit des conférences.

Une fin à la mesure de sa vie

L'ironie tragique de cette rivalité éclate en mai 1928, lorsque le dirigeable Italia de Nobile s'écrase sur la banquise au large du Spitzberg lors d'une nouvelle tentative de survol du pôle Nord, cette fois financée par Mussolini. Malgré les tensions accumulées, Amundsen n'hésite pas : il se porte volontaire pour les recherches et embarque, le 18 juin 1928, à bord de l'hydravion français Latham 47, prêté par la Marine nationale avec son équipage commandé par René Guilbaud. L'appareil décolle de Tromsø et disparaît corps et biens en mer de Barents ; seuls un flotteur et un réservoir seront jamais retrouvés. Nobile, lui, sera secouru le 12 juillet suivant par un brise-glace soviétique et vivra le reste de sa vie hanté par l'accusation d'avoir indirectement causé la mort du plus grand explorateur polaire norvégien.

Ce que racontent vraiment ces mémoires

Le livre publié aux Éditions Jourdan rassemble trois voix distinctes en un seul volume : le récit d'Amundsen lui-même, de sa vocation naissante jusqu'au succès du Norge ; celui de Nobile sur cette même traversée, offrant un contrepoint à la version d'Amundsen ; et enfin le journal de Scott, retrouvé sur son corps après sa mort, qui clôt l'ouvrage sur la note la plus poignante de l'âge héroïque des pôles.

Loin d'un récit d'aventure classique dans la veine de Shackleton, Mawson ou Nordenskjöld, ces mémoires donnent à voir l'envers du décor : les tracasseries administratives, les egos meurtris, les alliances de circonstance qui ponctuent le métier d'explorateur autant que les traversées elles-mêmes. Les travaux universitaires récents confirment cette lecture : l'historiographie polaire, longtemps construite sur des conventions narratives héroïques qui gommaient les frictions du quotidien, est aujourd'hui réexaminée à la lumière des sources primaires (journaux de bord, carnets contemporains, correspondances) pour restituer une image plus complexe, mais aussi plus humaine, de ces figures de l'âge d'or de l'exploration. C'est peut-être ce qui rend ces mémoires si précieuses pour qui s'intéresse, comme l'Association Karukinka, à l'histoire humaine, aux coulisses des expéditions, et pas seulement au volet héroïque de l'exploration polaire.

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Roald Amundsen — Mémoires, Éditions Jourdan, 290 pages, 21,90 euros.

Pour aller plus loin

  • Lantz, B. (2026). Conflict and cohesion on Amundsen's South Pole journey. Polar Record, 62(e22).
  • Lantz, B. (2025). Roald Amundsen's false start: Leadership and conflict during Amundsen's South Pole expedition. Polar Record.
  • De Deckker, P. (2018). On the long-ignored scientific achievements of the Belgica expedition, 1897-1899. Polar Journal.
  • Review of Race for the South Pole: the expedition diaries of Scott and Amundsen, by Roland Huntford. Polar Research, 31, 18741.
  • Amundsen, R. (1927). Ma vie d'explorateur.
Carnets de Lecture #2 : Les survivants de l’Antarctique (photos Frank Hurley)— Caroline Alexander

Carnets de Lecture #2 : Les survivants de l’Antarctique (photos Frank Hurley)— Caroline Alexander

Les Survivants de l'Antarctique (photos Frank Hurley) — Caroline Alexander

Par Sébastien Pons, secrétaire de l'association Karukinka


Il y a quinze jours, je vous partageais mon premier carnet de lecture — Shackleton, son récit à lui, sobre et direct. Aujourd'hui, je vous propose de revenir à la même épopée, mais par un autre angle : celui de l'image. Car l'histoire de l'Endurance est aussi une des premières grandes aventures de la photographie d'expédition.


L'auteur

Caroline Alexander est journaliste et auteure britannique, spécialiste des grandes épopées de l'exploration. C'est elle qui a eu l'idée de redonner sa place à Frank Hurley dans l'histoire de l'expédition Shackleton. Photographe australien embarqué sur l'Endurance, il a réussi l'exploit de sauvegarder ses plaques photographiques tout au long de l'odyssée — dans les conditions que l'on imagine. Ses clichés, pris entre 1914 et 1916, constituent aujourd'hui un témoignage visuel unique et déchirant.

photos frank hurley odyssee de l'endurance survivants de l'antarctique

La note de lecture

Les Survivants de l’Antarctique est d’abord un très beau livre, au sens matériel du terme : grand format, papier de qualité, iconographie abondante. On ne le trouve plus que d’occasion aujourd’hui, mais si vous tombez dessus chez un bouquiniste ou en ligne, n’hésitez pas longtemps : c’est un de ces ouvrages qu’on garde longtemps en bonne place sur une étagère. Rédigé par la journaliste britannique Caroline Alexander, il retrace pas à pas l’épopée de l’Endurance avec un style clair, accessible, jamais pompeux, en suivant la chronologie de l’expédition depuis le départ de l’Angleterre jusqu’au sauvetage final en 1916.

L’autrice prend le temps de revenir sur les grandes étapes : le départ du navire le 1er août 1914 vers la Géorgie du Sud, l’escale dans les stations baleinières, puis l’entrée dans les mers du Sud et le piège de la glace de mer plus dense que prévu. On assiste à la dérive de l’Endurance pendant des mois, jusqu’au moment où le bateau est définitivement broyé, et où les 28 hommes se retrouvent sur un bloc de banquise qui se fragmente. L’équipe doit alors lutter pour sa survie : froid permanent, pièges de la glace et du vent, tempêtes, isolement, faim, découragement — tout y est, sans effet de manche inutile.

les survivants de l'antarctique caroline alexander

Ce qui rend ce livre vraiment à part, ce sont les photographies de Frank Hurley, le photographe de l’expédition. Ses clichés, souvent reproduits mais rarement vus dans une telle qualité, montrent autant les grands moments de l’histoire — le navire prisonnier des glaces, le campement sur la banquise, les chiens, les canots à la mer — que le quotidien : une partie de football sur la glace, un repas entassé dans la cabine, un homme qui fume sa pipe dehors malgré le vent. On sent la fatigue, la débrouille, l’humour parfois, jusque dans ces conditions extrêmes. Ces images ont beaucoup contribué à faire connaître l’épopée de Shackleton, mais rassemblées ainsi, elles prennent une force nouvelle.

On lit ce livre comme on déroulerait une série de plaques sur un projecteur ancien : chaque page apporte une scène supplémentaire, un cadrage différent sur ce que signifie tenir bon pendant des mois dans un environnement qui ne veut pas de vous. Une expédition sans images est une expédition qui disparaît vite des mémoires ; grâce à Hurley et au travail de Caroline Alexander, celle-ci reste incroyablement vivante plus d’un siècle plus tard.

On touche ici à quelque chose de fondamental : une expédition sans témoignage visuel est une expédition à moitié disparue. Ce photographe l'avait compris en 1915. Il avait négocié avec Shackleton le droit d'emporter ses plaques en abandonnant tout le reste. Un photographe qui négocie ses archives contre sa survie — voilà une définition assez parfaite de la passion documentaire.


Le lien Karukinka

On lit Shackleton moins pour s’y reconnaître que pour se rappeler ce que signifie naviguer longtemps dans des mers complexes, loin des ports, où l’imprévu fait partie du quotidien. Nos expéditions dans les canaux de Patagonie, vers le cap Horn ou l’Antarctique se jouent sur une tout autre échelle que l’Endurance, mais elles nous obligent, elles aussi, à apprendre l’humilité : accepter de rebrousser chemin, adapter nos plans à la météo et faire passer la sécurité de l’équipage avant le programme.

Une partie de ce travail consiste simplement à bien regarder et à bien noter : prendre le temps de documenter les lieux, les rencontres et les histoires qui nous sont confiées en mer comme à terre. Ces carnets de lecture, comme nos images et enregistrements, alimentent ensuite d’autres chantiers de l’association – de la recherche scientifique à la restitution d’archives aux yagan, haush et selk’nam – en gardant en tête que notre rôle est d’appuyer ces mémoires, pas de parler à leur place.


Informations pratiques


Dans quinze jours, Carnet de Lecture #3 : Roald Amundsen, celui qui a tout réussi, même quand personne n'y croyait. 🧭

Carnets de Lecture #1 — L’Odyssée de l’Endurance, Sir Ernest Shackleton

Carnets de Lecture #1 — L’Odyssée de l’Endurance, Sir Ernest Shackleton

L'Odyssée de l'Endurance — Sir Ernest Shackleton

Par Sébastien Pons, secrétaire de l'association Karukinka


Aujourd'hui, 2 juin, c'est mon anniversaire. Et pour le fêter comme il se doit, j'ai décidé de vous offrir quelque chose : le premier article d'une nouvelle série sur notre blog. Pendant les mois qui viennent, tous les quinze jours, je vous partagerai un carnet de lecture tiré de ma bibliothèque personnelle — des livres qui m'ont construit, qui m'ont donné envie d'aller voir là où la carte devient vague, là où l'horizon résiste. Des livres qui, je crois, racontent aussi ce que Karukinka est au fond : une association qui croit que l'aventure et l'engagement humain ont encore quelque chose à nous apprendre.

Pour commencer cette série, il n'était pas question de choisir autre chose que lui :

Shackleton lors de l'expédition Nimrod, précédant celle de l'Endurance

L'auteur

Est-il encore nécessaire de présenter Sir Ernest Shackleton ? Figure de proue de l'âge héroïque de l'exploration polaire au début du XXème siècle, il restera à la postérité moins comme le conquérant du pôle Sud — ce fut Amundsen — que comme l'homme qui réussit l'impossible : sauver l'ensemble de ses 28 hommes après l'échec retentissant de son expédition. Déjà reconnu comme grand explorateur après avoir été troisième officier d'une expédition de Scott puis dirigé sa propre expédition à bord du Nimrod, Shackleton décide en 1914 de lancer l'ultime grand défi polaire : traverser le continent Antarctique d'une mer à l'autre, via le pôle, soit quelque 2 900 kilomètres en traîneaux à chiens.


La note de lecture

L'Odyssée de l'Endurance est le récit de cette tentative de traversée de l'Antarctique entre 1914 et 1917, écrit par Shackleton lui-même. L'expédition lève l'ancre le 1er août 1914, aux premiers coups de canon de la Première Guerre mondiale — déjà, le monde bascule. Après une escale en Géorgie du Sud, l'Endurance s'avance dans les mers du Sud. Mais la glace de mer se révèle cette année-là exceptionnellement dense, et le navire se retrouve définitivement bloqué en janvier 1915. Il va dériver pendant neuf mois avant d'être broyé par la pression des glaces.

L'Endurance dans les glaces
L'Endurance prise dans les glaces

Les 28 hommes de l'expédition se retrouvent alors sur une banquise qui se désagrège, sans navire, sans radio, dans une des régions les plus isolées de la planète. Pendant des mois, ils vont lutter contre le froid, les tempêtes, la faim, le désespoir. Shackleton parvient finalement à rejoindre l'île de l'Éléphant avec son équipage, puis réalise l'incroyable : il traverse à bord d'un canot de sauvetage l'une des mers les plus hostiles au monde pour rejoindre la Géorgie du Sud, marche à travers l'île montagneuse couverte de neige et de glace, et revient sauver ses hommes en août 1916. Ils ont tous survécu.

Le récit est effectué par Shackleton lui-même, avec une simplicité désarmante, dans laquelle on retrouve tout le souffle épique de ces incroyables expéditions des temps héroïques. Pas de fanfaronnade, pas de grandiloquence — juste la narration sobre d'un homme qui a refusé d'abandonner un seul de ses compagnons, quoi qu'il arrive. C'est peut-être la plus grande leçon de leadership que j'aie jamais lue.


Et Karukinka aujourd'hui ?

En janvier 2026, notre voilier Milagro a mouillé dans les eaux de la péninsule Antarctique — exactement les mers que l'Endurance a traversé il y a plus d'un siècle. Quand on navigue dans ces eaux, quand on voit la glace changer d'heure en heure, quand le vent se lève sur la mer de Drake, on comprend quelque chose de viscéral à ce que Shackleton et ses hommes ont vécu, mal de mer inclus ! Ces territoires ne pardonnent pas l'improvisation. Ils exigent la préparation, la cohésion d'équipe, et une capacité à tenir quand les conditions se corsent. Des valeurs qui, au sein de notre association, ne sont pas des slogans — elles se vivent, mouillage après mouillage, expédition après expédition.


Informations pratiques


Rendez-vous dans quinze jours pour le Carnet de Lecture #2 — et si ce livre vous a donné envie d'aventure, vous savez où nous trouver. 🌊