Agir pour le vivant et Libération publient une tribune de Lauriane Lemasson, fondatrice de notre association (1ère partie)

Patagonie : mais où sont donc les peuples Yagan, Haush et Selk’nam ? (partie 1)

Si l’on regarde une carte de Terre de feu, l’une des premières sensations est celle de vide, un criant vide de sens. Le territoire est immense mais les toponymes manquent pour décrire ce qui m’entoure.

par Lauriane Lemasson, chercheuse en ethnomusicologie, acoustique et géographie à Sorbonne Université et fondatrice de l'association Karukinka - publié le 14 juin 2021 à 10h58

En 2011 j’ai posé pour la première fois mon regard sur ce Finistère américain : l’extrême sud de la Patagonie, au sud du détroit Hatitelen, plus connu sous le nom de détroit de Magellan. Après avoir étudié un large corpus d’ouvrages disponibles en Europe, les conclusions étaient sans appel concernant les premiers habitants de ces terres : il ne restait plus qu’une seule femme yagan à Villa Ukika, au Chili, et plus aucun Haush ou Selk’nam en Patagonie. Tous avaient disparu à la suite des maladies importées d’Europe, malgré les bonnes volontés des missions anglicanes et salésiennes qui tentèrent de les sauver en leur apportant refuge, nourriture, vêtements, et surtout «civilisation».

Voici en résumé ce que dit l’histoire officielle. Je décidai malgré tout de m’y rendre pour la première fois en janvier 2013 et pendant un peu plus de trois mois. Je savais que j’allais sûrement sillonner un désert vidé de ses premiers habitants pendant toute cette période, mais peut-être que les paysages, eux, auraient encore des choses à me conter. Je partis donc, principalement seule et en autonomie complète, avec pour compagnons d’expédition mon sac à dos, ma tente, mon duvet, et de quoi manger, photographier et enregistrer. Passés ces trois premiers mois d’exploration et beaucoup d’autres missions à la suite, je peux vous assurer que oui, ces lieux devenus espaces continuent de beaucoup m’apprendre sur l’horreur du génocide dont ont été victimes les peuples Yagan, Haush et Selk’nam.

Si l’on regarde une carte de Terre de feu, l’une des premières sensations est celle de vide, un criant vide de sens. Le territoire est immense mais les toponymes manquent pour décrire ce qui m’entoure. Des rivières, montagnes, collines, plaines… devaient pourtant avoir des noms, avant, lorsqu’ils faisaient partie d’un quotidien, que des voix troublaient le silence. Où sont-ils désormais ? Et ces restes de vie, ces ustensiles de pierre taillée qui jonchent le sol de ces anciens campements, ne sont-ils pas les témoins de l’exode, de la fuite face à l’arrivée des génocidaires ? Imaginez un dîner familial et faites-en disparaître tous les membres assis autour de la table : voici la sensation qui vous prend aux tripes quand vous vous retrouvez là. Le temps s’y est arrêté et ces bribes de vie quotidienne vous entourent, sans leurs acteurs. Où sont-ils ? Qu’ont-ils vécu ici ? Ont-ils pu s’en sortir en s’engouffrant dans l’inextricable forêt fuégienne ? Ou bien ont-ils été capturés et déportés comme tant d’autres vers les missions, la prison de Rawson ou le camp de concentration de l’île Dawson, séparés de leur territoire, pour favoriser l’expansion des élevages d’ovins et de bovins ? Tout cela s’est déroulé durant la conquête d’un désert qui n’en était pas un : la colonisation aussi macabre que rapide initiée par l’Argentine et le Chili entre la fin du XIXe et le début du XXe siècles en Patagonie.

Sinistre trafic humain

Durant la même période se développèrent en Europe occidentale les théories d’anthropologie physique. Convaincus d’avoir trouvé en Patagonie le chaînon manquant entre l’homme et l’animal, de nombreux chercheurs firent appel à des explorateurs ou se rendirent sur place pour les étudier. L’objectif était de confirmer leurs théories empreintes des conclusions de Charles Darwin lors de son passage dans l’extrême sud patagon. Il était difficile de convaincre les Selk’nam, Haush et Yagan de se soumettre à toutes sortes de mesures anthropométriques, comme le montrent certains témoignages, dont ceux de Paul Hyades. Ces personnes connaissaient depuis plusieurs décennies déjà le cruel traitement que leur réservaient les Blancs en ces terres de non-droit. Le réflexe était donc celui de la fuite. Alors les chercheurs et explorateurs se mirent à déterrer les cadavres, malgré l’opposition des familles, et à les envoyer vers différents musées, dont le musée d’Ethnographie du Trocadéro, devenu en 1937 musée de l’Homme, faisant fi de l’éthique et violant les pratiques funéraires des populations concernées.

Ce sinistre trafic se déroula principalement entre 1880 et 1920 en Patagonie. Ces personnes, une fois arrivées par bateau, furent morcelées, classées et stockées, comme objets d’une collection. Ils font partie aujourd’hui encore de la collection de restes humains modernes du musée de l’Homme qui regroupent officiellement plus de 1 000 squelettes et 18 000 crânes. Les restes humains de Terre de feu ont entre autres été collectés par la mission scientifique du cap Horn dans la baie Orange (1882-1883) et la mission de Henri Rousson et Polydore Willems en péninsule Mitre (1890-1891), mais aussi grâce aux dons réalisés par Martin Gusinde et Perito Moreno, ce dernier étant aussi l’un des principaux collecteurs et collectionneurs des restes humains composant la collection du musée de La Plata en Argentine. Et au musée de La Plata se trouvent aussi… des Français ! Agriculteurs, cordonniers, trappeurs, couturières, tisseuses… Ils y sont classés par sexe, métier et lieu d’origine.

https://www.liberation.fr/plus/patagonie-mais-ou-sont-donc-les-peuples-yagan-haush-et-selknam-20210614_5VTJJIATRNESFGFDRJV6LLMNIQ/

Ce que Jean Malaurie a apporté aux sciences sociales (Lauriane Lemasson, France Culture, 27 mai 2021)

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/affaire-en-cours/ce-que-jean-malaurie-a-apporte-aux-sciences-sociales-8773873

Suite à la parution du Cahier de l'Herne consacré à Jean Malaurie, l'ethnomusicologue Lauriane Lemasson revient au micro de Marie Sorbier sur les apports multiples du géographe et écrivain à la musicologie.

Avec

  • Lauriane Lemasson Ethnomusicologue

Les Cahiers de L'Herne consacrent leur dernière édition, parue le 19 mai, au géographe et écrivain Jean Malaurie qui, à 98 ans, continue d'inspirer des chercheurs dans de nombreuses disciplines. L'ethnomusicologue Lauriane Lemasson revient au micro de Marie Sorbier sur l'influence de Jean Malaurie sur ses recherches en musicologie.

Lauriane Lemasson rencontre pour la première fois Jean Malaurie à l'été 2013, lors de sa première expédition en Terre de Feu, en Argentine. Elle transmet une copie de sa soutenance de master au géographe qu'elle cite à plusieurs reprises dans ce travail, désirant échanger avec lui. Jean Malaurie, intéressé par cette recherche sur le paysage sonore de la Terre de Feu argentine, la contactera quelques semaines plus tard. S'ensuit une collaboration sur plusieurs projets.

En quoi les travaux de Jean Malaurie sont-ils inspirants pour les jeunes chercheurs d'aujourd'hui ? Selon Lauriane Lemasson, c'est avant tout le parcours du géographe et écrivain qui fait de son travail un apport si singulier aux sciences sociales.

C'est pionnier dans les sciences humaines, puisqu'il montre que les multiples facettes d'un terrain ne peuvent être étudiées qu'en faisant appel à plusieurs disciplines.                
Lauriane Lemasson 

Les travaux et le parcours de Jean Malaurie sont fondamentalement pluridisciplinaires. Après une formation de géographe physicien, son cheminement intellectuel l'amène rapidement à repousser les limites de la discipline en y apportant une dimension ethnographique. Dès sa première mission en solitaire à Thulé, au Groenland, en 1950, il conçoit des cartes topographiques, collectant des données liées à la géomorphologie du territoire tout en recensant un groupe de 300 Inuits. Cela lui permet d'établir la première généalogie, sur quatre générations, de ces communications. Un travail qui le mène également à faire la rencontre du chamane Uutaaq, dont l'influence sera cruciale pour l'évolution de la pensée du chercheur et son engagement contre les effets protéiformes de la colonisation. Plus tard, Jean Malaurie et ses compagnons Inuits découvrent une base secrète de l'armée américaine. Il prend alors position, non pas en tant que résistant de la Seconde Guerre mondiale comme il l'avait été dès 1943, mais en défenseur des peuples Inuit face à la toute-puissance américaine. 

Cet engagement-là est inspirant et a donné naissance à son premier livre, en 1955, Les Derniers rois de Thulé, mais aussi à la collection Terre humaine, qu'il dirige depuis 1955. Cette collection est à l'image de son créateur : engagée en faveur des minorités, pluridisciplinaire, elle met l'accent sur la richesse de la pluralité culturelle et sur les méfaits de la mondialisation. C'est la possibilité d'un autre regard sur le monde, autre que celui des Occidentaux.              
Lauriane Lemasson

Depuis 2011, Lauriane Lemasson concentre ses recherches sur l'extrême sud de l'Amérique latine, au sud du détroit de Magellan. En préparant sa première expédition sur le terrain en 2013, le constat est pour elle sans appel : tous les ouvrages qu'elle consulte alertent sur la disparition des peuples autochtones de la région. 

Je me suis retrouvée à devoir prendre position quant à la pseudo-disparition, vue depuis l'Europe, des peuples autochtones de Terre de Feu et des îles voisines. Tout laissait croire qu'il n'y avait plus personne, tous les récits les concernant étaient écrits au passé. Aucune remise en question de l'état actuel des lieux. Sauf que si on se rend sur place et qu'on enlève certains filtres abjects de l'anthropologie, c'est une toute autre situation que l'on rencontre.              
Lauriane Lemasson

Ces peuples sont aujourd'hui en partie regroupés sous l'égide de communautés qui leur permettent de défendre leurs droits, explique Lauriane Lemasson. Un enjeu majeur de leur lutte est de pouvoir récupérer les corps des leurs, éparpillés et morcelés dans plusieurs musées internationaux, dont le Musée de l'Homme à Paris. Depuis plusieurs années, la chercheuse travaille avec des membres de ces communautés afin de créer des ponts entre eux et l'Europe, pour participer à la reconstruction de ce que les génocides subis par leurs ancêtres ont détruit. 

Lauriane Lemasson travaille avec les survivants des génocides qui ont eu lieu en Argentine et au Chili, en explorant des lieux privatisés depuis la colonisation à la fin du 19ème siècle. Sur place, elle collecte des informations sur les anciens campements autochtones, ce qui lui permet de reconstituer des cartes dans la langue de ces peuples  Selk'nam, Haush et Yagan. En utilisant l'apport de l'acoustique, la chercheuse peut aller au-delà de l'archéologie traditionnelle : en s'intéressant à la dimension sonore des lieux, elle peut caractériser des sites rituels et redonner à des lieux désertés aujourd'hui leur dimension culturelle. Cette démarche correspond à sa recherche spécialisée sur les paysages sonores. 

J'essaie de m'immerger le plus possible pour écouter comme ceux qui m'ont précédée dans ces lieux. La tâche est immense, mais grâce à plusieurs expéditions immersives en solitaire de plusieurs mois, l'oreille s'affine et on arrive à percevoir, petit à petit, des éléments du paysage. La morphologie acoustique d'un lieu peut être très singulière et corroborer les besoins d'un rituel.            
Lauriane Lemasson

D'une première étude acoustique d'un site qui a été étudié par le Centre austral d'investigation scientifique d'Ushuaia, Lauriane Lemasson a pu tirer un modèle acoustique transposable à d'autres lieux. En répétant les mêmes expériences dans ces autres lieux, elle découvre qu'on peut retrouver des caractéristiques permettant de démontrer qu'un lieu correspond aux besoins d'un rituel. 

Dans le texte qu'elle signe dans le Cahier de l'Herne consacré à Jean Malaurie, la chercheuse suggère qu'elle compte poursuivre ses travaux autour du cercle arctique. Un projet qui vient s'ajouter à une liste dense : Lauriane Lemasson travaille actuellement à la création du fond sonore Jean Malaurie, sous l'égide de l'Université de Versailles, tout en préparant avec son conjoint un voilier avec lequel elle souhaite voguer vers le Groenland, sur les traces de Jean Malaurie, pour faire des études acoustiques de sites que le géographe lui a mentionnés.  

“Patagonie, dernier refuge, de Christian Garcin et Éric Faye: à la recherche des fantômes” (Le Figaro, 12/05/2021)

https://www.lefigaro.fr/livres/patagonie-dernier-refuge-de-christian-garcin-et-eric-faye-a-la-recherche-des-fantomes-20210512

Patagonie, dernier refuge, de Christian Garcin et Éric Faye: à la recherche des fantômes

Par Bruno Corty

Publié le 12/05/2021 à 12:53, mis à jour le 12/05/2021 à 12:53

Les deux écrivains parcourent plusieurs milliers de kilomètres, à travers les paysages désolés et sublimes de la pampa. Une plongée dans l’histoire de ce bout du monde.

Romanciers, essayistes, Christian Garcin et Éric Faye adorent voyager. Ensemble, ils ont déjà écumé l’Extrême-Orient russe et en ont tiré En descendant les fleuves. Carnets de l’Extrême-Orient (J’ai lu) en 2013. Ils sont aussi partis en 2018 du Tibet au Yunnan pour en rapporter Dans les pas d’Alexandra David-Néel (Stock). Leur attelage fonctionne bien. On le voit encore cette fois avec Patagonie, dernier refuge, qui est sans doute la plus aboutie de leurs collaborations.

De Buenos Aires et Montevideo à Puerto Williams, juste au-dessus du Cap Horn, ils vont descendre plusieurs milliers de kilomètres vers le Sud, à travers les paysages désolés et sublimes de la pampa, de la Patagonie, côté argentin et chilien, des fjords et des glaciers, du détroit de Magellan au canal de Beagle.

À chaque étape de ce périple entamé au tout début 2020 et achevé juste avant le déclenchement de la pandémie de coronavirus, des noms qui font rêver: El Chalten, El Calafate, Puerto Natales, Rio Gallegios, Punta Arenas…

(la suite de l'article est réservée aux abonnés)

L’exploration continue… Projet UNCHARTED – 24/07/2020

L’exploration continue… Projet UNCHARTED – 24/07/2020

L'exploration ne se termine ni avec le premier regard, ni avec le premier pas, ni avec la première photographie. L'exploration est une aventure collective qui se poursuit à plein régime. Et bien que la géographie ne soit qu'un des nombreux fronts de notre exploration collective, à travers elle, les cartes sont capables de cristalliser en une image l'état des connaissances d'un territoire. Un rappel de la façon dont les explorateurs peuvent changer notre vision du monde, tant celui qui est physique et palpable que celui qui ne vit que dans nos esprits.

Source en espagnol : https://www.unchart.org/post/exploration-a-work-in-progress (article traduit par les bénévoles de l'association Karukinka)

Cette brève compilation de l'évolution cartographique de la Terre de Feu et de la Cordillère Darwin illustre l'évolution des connaissances géographiques de cette région fascinante. Les premières cartes que nous montrons datent du XVIIe siècle, compilées par des cartographes qui rassemblaient les rapports des rares expéditions s'étant aventurées dans la région, comme celles de Magellan, Sarmiento, Ladrillero et L'Hermite, entre autres. Il y eut plusieurs siècles de cartes tenant plus de la fiction que de la réalité. Peuplées de canaux, de montagnes, de monstres marins et de peuples émanant des récits de marins dans l'un des recoins les plus reculés de la planète. Cela changerait dans les premières décennies du XIXe siècle, lorsque l'Amirauté britannique prit conscience de la valeur stratégique de l'extrême sud de l'Amérique et envoya les capitaines Phillip Parker King et Robert Fitz Roy explorer et cartographier le labyrinthe d'îles et de canaux de la Patagonie à bord du HMS Adventure et du HMS Beagle. Pour la première fois, ce furent des observations et non des récits qui furent couchées sur le papier. C'est ainsi qu'ils produisirent les premières cartes représentant correctement la géographie fuégienne, mais ils ne s'aventurèrent que très peu sur la terre ferme, et de nombreux fjords échappèrent même à leur examen.

Le grand bond en avant suivant dans la connaissance de ce territoire fut l'œuvre d'Alberto M. de Agostini, à qui nous avons consacré un billet sur ce blog il y a quelques semaines. Alpiniste passionné, explorateur et cartographe. Il fut le premier à prêter une véritable attention aux montagnes qui, pour lui, étaient bien plus que de simples points de repère pour la navigation. Lors de ses explorations, il découvrit les fjords Contraalmirante Martinez et De Agostini. Peut-être la dernière grande découverte géographique faite depuis la surface. Son seul équivalent réside dans la découverte du fjord Finlandia par Väinö Auer en 1929.

Le bond suivant dans la connaissance de la région, sans doute le plus grand mais d'une certaine manière le moins romantique, fut le résultat des vols Trimetrogon de l'US Air Force, qui au cours de l'été 1944-1945 photographièrent presque toute la Patagonie depuis 6 000 mètres d'altitude, révélant enfin la structure complexe de cette région. Ces photographies furent utilisées pour réaliser la carte préliminaire au 1:250 000, éditée en 1955. La transition d'une cartographie schématique à une autre offrant un niveau de détail sans précédent représenta un grand défi concernant le positionnement correct des toponymes dans ce nouveau cadre de référence. Malheureusement, cette tâche ne fut pas accomplie avec la minutie nécessaire, et une grande partie des erreurs de localisation des toponymes dans la cartographie actuelle de l'IGM (Institut Géographique Militaire) peut être attribuée à cette transition.

Plus tard, dans les années 80, des vols photogrammétriques modernes (Chile 60 puis GEOTEC) permirent de confectionner la cartographie actuelle au 1:250 000, 1:100 000 et 1:50 000.

Cependant, la méthodologie utilisée a laissé de nombreuses zones vierges, que ce soit en raison de la présence de nuages ou de zones enneigées qui, par manque de contraste, ne permettaient pas de reconstituer la géographie. Malheureusement, il n'y a pas eu d'efforts significatifs pour combler ces vides topographiques, qui persistent encore aujourd'hui. Mais plus regrettables encore que les vides topographiques sont les vides toponymiques, historiques et patrimoniaux, un vide que notre projet a tenté de combler dans certaines des zones montagneuses de la Terre de Feu à travers notre carte UNCHARTED : Cordillère Darwin.

Les cartes historiques utilisées dans cette compilation sont :

  • 1630 - Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire exacticissima delineatio, Petrus Kaerius caelavit.
  • 1633 - Hondius, Hendrik, Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire.
  • 1646 - Tabula Geographica Regni Chile, Alonso de Ovalle.
  • 1740 - Carte réduite de la partie la plus meridionale de l’Amerique pour servir a l'histoire Generale des Voyages, par le Sr. Bellin.
  • 1749 - Les Terres Magellaniques, par le Sr. Robert de Vaugondy fils de Mr. Robert.
  • 1775 - Kaart van het Zuidlyk eind van Amerika.
  • 1775 - Mapa geográfico de America meridional, Juan de la Cruz Cano y Olmedilla.
  • 1839 - The Strait of Magalhaens commonly called Magellan, Surveyed by H.M.S. Adventure and Beagle 1826-1834.tif.
  • 1851 - Falkland islands and Patagonia, the map drawn & engraved by J. Rapkin.
  • 1853 - Carte des Cotes de la Patagonie et des Mers du Cap Horn Dressee d'apres de Travaux du Cap.e R. Fitz Roy de la Marine Britannique.
  • 1869 - The South-Eastern Part of Tierra Del Fuego with Staten Island, Cape Horn and Diego Ramirez Islands Surveyed By Captn. Robert Fitz Roy R.N. and The Officers of H.M.S. Beagle 1836.
  • 1878 - Plano de limites Rufino de Elizalde - Ultima esperanza a Tierra del Fuego.
  • 1879 - Mapa de la parte austral del continente sud-americano (desde 45º 30' lat. sud).
  • 1881 - Carta que demustra las diversas proposiciones de arreglo de la cuestion de límites Chileno-Arjentina - Carlos M. Prieto (carte chilienne postérieure au Traité des Limites de 1881).
  • 1890 - Carta de la extemidad meridional de sudamerica construida para señalar el límite entre Chile I la Republica Arjentina (sous la direction de Barros Arana).
  • 1897 - Map of the Magellan territories by Otto Nordenskjold.
  • 1901 - Mapa preliminar de la región meridional de la República Argentina.
  • 1902 - General map of the southern region of the Argentine Républic and Chile, Showing the Argentine and Chilian projects and the boundary line settled by the Arbitrator.
  • 1904 - Nuevo Mapa de Chile - Paine a Cabo de Hornos - Formado con arreglo a los datos oficiales mas recientes i los ultimos levantamientos efectuados por las comisiones de limites.
  • 1906 - Mapa de la Rejion Austral de Chile, Agustin Torrealba.
  • 1918 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
  • 1920 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
  • 1930 - Tierra del Fuego - by the American Geographical Society of New York.
  • 1955 - Tierra del Fuego- American Geographical Society of New York.
  • 1955 - Carta Preliminar IGM 1:250.000.

Suivies de la Carte Officielle IGM 1:250.000, 1:50.000 et de la carte UNCHARTED: Cordillera Darwin.

Les sons du bout du monde de Lauriane Lemasson – France Musique (13 mai 2021)

https://www.francemusique.fr/emissions/musique-connectee/musique-connectee-du-jeudi-13-mai-2021-94975

A 31 ans, l’ethnomusicologue Lauriane Lemasson sillonne, depuis 2013, les étendues sauvages de Patagonie, ses micros à la main, à la rencontre des derniers descendants des populations natives.

La péninsule australe, l’immense Terre de feu, son « autre Finistère » comme l’aime l’appeler cette bretonne d’origine : c’est de ce territoire immense qu’est tombée amoureuse Lauriane Lemasson. Elle a 31 ans, elle est ethnomusicologue, c'est-à-dire qu’elle étudie notamment les relations que tissent les peuples avec leur environnement sonore. Et depuis qu’elle est enfant, Lauriane aime le vent et la montagne. A l'origine, elle est accordéoniste : elle a enseigné pendant dix ans dans des conservatoires de région parisienne, puis un accident l’a obligée à changer de cap. Lauriane s’est lancée avec feu dans l’ethnomusicologie et dans l’exploration de la Patagonie, terre du bout du monde, avec ses micros et son appareil argentique.

2000 kilomètres à pied

Depuis 2013, elle est chercheuse rattachée à la Sorbonne et elle a effectué une dizaine de missions en terre australe ; elle y reste à chaque fois entre deux et huit mois et sillonne, à pied ou en bateau, souvent seule, les fjords déserts, le dédale de canaux de la péninsule, les steppes couvertes de lichen ou encore le passage du Cap Horn… En plus des rafales qui sifflent parfois jusqu’à rendre fou, cet espace rude et immense est habité par mille petits bruits, perceptibles pour qui sait tendre l’oreille : les grincements des arbres dans la tempête, les cris d’oiseaux, le craquement lointain des glaciers, les grognements des lions de mer… 

Comprendre les liens des peuples autochtones à leur territoire

Mais Lauriane ne collecte pas les sons de la nature australe pour la seule beauté du geste. La jeune chercheuse est animée par une quête, une urgence : elle se rend en Patagonie pour débusquer les traces des populations amérindiennes qui arrivèrent en Terre de feu il y a plus de 10 000 ans, les Yagan, les Haush et les Selknam, des peuples natifs aujourd’hui hélas inconnus aux yeux et aux oreilles du grand public. A travers ses voyages, Lauriane cherche l’écho de ces populations dans les sons d’une nature qu’elles connaissaient mieux que personne. 

Retrouver l’environnement sonore des peuples natifs

Les descendants des Yagan, Haush et Selknam ont été soit exterminés par les colons européens, soit assimilés de force à la culture hispanique d’Argentine et du Chili. Pourtant, au fil de ses voyages et de ses rencontres, Lauriane a découvert que leur culture et leur langue, menacée de disparition imminente, étaient encore vives dans les mémoires. Elle s’est donné pour mission de les sauvegarder en retrouvant les traces d'occupations des peuples amérindiens qui vivaient là il y a près de 12 000 ans. Pour cela, elle multiplie les prises de sons, en reconstituant les environnements sonores des anciens lieux de vie et de culte de ces populations. En 2018, elle a notamment travaillé avec les archéologues du Centre austral d’investigation scientifique d’Ushuaia, avec lesquels elle s’est rendue sur les sites habités avec les premières tribus.

Des expéditions minutieuses 

Un travail de fourmi qui lui permet aujourd’hui de montrer que dans ces sociétés ancestrales tournées vers la nature, les chants et les rites s’inspiraient essentiellement des sons émis par les animaux, les arbres, les vagues et le vent... Lauriane constitue ainsi, petit à petit, une grande et riche base de données, une cartographie sonore de la Patagonie telle qu’elle était occupée par ses populations autochtones. Un travail qu’elle publiera peut-être un jour, avec leur accord. D’ici-là, ces recherches sont disponibles sur le site de l’association qu’elle a fondé, « Karukinka », qui signifie « la dernière terre des hommes » en langue selknam.

Au Chili, les castors ravagent le poumon végétal de la Terre de Feu (L’Obs – AFP, 23/4/2021)

Par AFP

Publié le 23 avril 2021 à 9h10·Mis à jour le 23 avril 2021 à 17h30

Terre de feu (Chile) (AFP) - Poumon de la Terre de Feu, au sud du Chili, les forêts du parc Karukinka ne sont pas directement menacées par l'homme mais par la voracité de castors nord-américains, introduits pour raisons économiques dans les années 1940.

Plus de 70 ans après l'arrivée de 10 premiers couples pour développer l'industrie de la fourrure et peupler les terres reculées de Patagonie entre Argentine et Chili, la population de castors est aujourd'hui estimée à plus de 100.000 individus.

Si les troncs robustes et longs des arbres typiques de l'écosystème des forêts des Andes et de Patagonie, des hêtres de la famille des Nothofagus (pumulio, antarctica et betuloides), ont pu être sauvés des exploitants forestiers, le castor est aujourd'hui leur plus grand prédateur.

De la même manière que dans leurs habitat d'origine au Canada, ces rongeurs construisent inlassablement des barrages sur les rivières et les lacs pour y établir leurs terriers dans un enchevêtrement de bois, d'écorces et des racines.

Or, pour récupérer de la matière première et se nourrir, cet herbivore fait tomber grâce à ses dents ciselées des arbres qui ont mis près de 100 ans pour atteindre leur maturité.

"Les castors, comme nous les humains, sont appelés ingénieurs de l'écosystème, ce qui signifie que pour habiter un environnement, ils doivent le modifier pour l'adapter aux conditions dont ils ont besoin pour survivre", explique à l'AFP Cristobal Arredondo, chercheur à la Wildlife Conservation Society (WCS) du Chili, en charge du suivi des espèces pour le parc Karukinka et la Terre de Feu.

Dans l'immensité de la Patagonie, "plus de 90 % des cours d'eau de l'île de la Terre de Feu, côté chilien, sont habités par des castors, ce qui a un impact très important sur les écosystèmes", explique-t-il.

- Puits à carbone -

Malheureusement, les forêts de Patagonie ne se régénèrent pas aussi vite que celles des grandes plaines du nord du Canada.

Et une fois que le castor s'attaque à ces forêts, le carbone "qui a été capturé par les arbres pendant des centaines d'années est finalement libéré dans l'atmosphère lorsqu'ils meurent", explique Felipe Guerra qui coordonne pour le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) les mesures de gestion, de prévention et de contrôle du castor.

Or, les forêts et les tourbières du parc de Karukinka "sont de grands puits qui stockent de grandes quantités de carbone et d'autres gaz à effet de serre comme le méthane", ajoute-t-il.

En sept décennies d'implantation des castors dans cette région, l'impact socio-économique s'élève à 73 millions de dollars, selon les estimations officielles.

La chasse au castor est autorisée mais insuffisante pour réguler leur nombre et la controverse porte davantage sur les moyens de limiter leur prolifération, les pièges aquatiques étant considérés comme "cruels" par l'Union pour la défense des droits des animaux de Punta Arenas, en Patagonie.

Eve Crowley, représentante de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l'agriculture (FAO) au Chili, ne mâche pas ses mots : "les espèces exotiques envahissantes sont l'une des principales causes de la perte de biodiversité, dégradant nos écosystèmes", dit-elle à AFP.

Elle rappelle que "la conservation et la restauration de nos puits de carbone naturels, c'est-à-dire nos sols, nos forêts et nos zones humides, sont tout aussi importantes, voire plus, que la réduction des gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement de la planète".

Les mois polaires : informations et agenda (Institut Polaire, 21 avril 2021)

A l’occasion de la RCTA qui se tient au mois de juin 2021 à Paris, l’Institut polaire français organise et participe à un grand nombre d’évènements durant ces #MoisPolaires.

Source : https://institut-polaire.fr/fr/les-mois-polaires-informations-et-agenda/

Du 14 au 24 juin 2021, la France accueille et préside la 43ème réunion consultative du Traité sur l’Antarctique (RCTA). Ce rendez-vous diplomatique a pour objectifs de négocier de nouvelles mesures réglementaires et permet d’échanger des informations, de s’interroger sur des questions d’intérêt commun concernant l’Antarctique, d’étudier, formuler et recommander à leurs gouvernements des mesures destinées à assurer le respect des principes et la poursuite des objectifs du Traité.

Pour tout savoir sur le traité sur l’Antarctique et la RCTA, consultez cet article qui référence les publications et diffusions sur la question.

Jeudi 25 mars 2021 : Communiqué de presse  l’Institut polaire présente son bilan Carbone

A partir du 29 mars, Océanopolis et l’Institut polaire français Paul-Émile Victor s’associent pour proposer au grand public et aux établissements scolaires un « Festival Polaire connecté » : Lire le communiqué de presse

  • Séminaire polaire junior, Lundi 29 mars À l’image des colloques scientifiques, les 115 élèves participant à ce séminaire polaire junior ont été invités à préparer en amont, en classe, un sujet dédié aux pôles.
  • Conférence – table ronde « Les pôles : science, géopolitique et gestion des risques ». Vendredi 2 avril, à 20h30 Diffusion en direct sur Facebook et en replay sur YouTube : Les deux pôles de la planète concentrent des enjeux sociétaux importants ayant trait à la recherche, l’environnement, l’économie, la géostratégie ou encore la défense. Le vecteur commun à ces sujets réside dans la notion de risque : risque humain, environnemental, géopolitique, risque de conflit. Les intervenants, chacun apportant une forte compétence nationale sur le sujet tout en étant basé à Brest, apporteront leur regard professionnel sur ce sujet central et fascinant à plus d’un titre.
  • Émissions en direct autour de l’exposition « Animaux polaires, une vie de scientifique » : Comment les animaux nous en apprennent davantage sur le changement climatique en zones polaires ? Au total, ce sont 6 chercheurs qui se relayeront sur ces deux après-midis dédiés à la connaissance des animaux polaire
    • 1ère émission : avec Yan Ropert Coudert, Chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé, Christophe Guinet, Chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé et Cyril Gallut, Enseignant-chercheur à Sorbonne Université de Paris à l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité
    • 2ème émission : avec Isabelle Charrier, Chercheure à l’Institut des Neurosciences, Paris Saclay, Eric Armynot Du Châtelet, Maître de conférences à l’Université de Lille 1 – Sciences et Technologies. Membre du Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences et Jean-Louis Martin, Chercheur au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE), Montpellier

Vendredi 2 avril : Brest Business School Co-organisation UMR Amure (Centre de Droit et d’Economie de la Mer), Université de Bretagne Occidentale, Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM). Table-ronde autour Régions polaires, un besoin de gestion des risques?  Pour en savoir plus

Semaine du 17 au 21 mai : APECS

La Semaine polaire : Événement de vulgarisation scientifique sur la thématique des pôles. Elle est organisée par APECS-France, le comité national français de l’Association of Polar Early Career Scientists (APECS) et a lieu deux fois par an au printemps et à l’automne. Durant la Semaine Polaire, des jeunes chercheurs présentent différents aspects des sciences autour des pôles sous la forme de vidéo-conférences gratuites pour les jeunes en école primaire.

L’objectif de la Semaine Polaire est la découverte de la démarche scientifique et des activités de recherches menées sur les régions polaires à travers une  grande variété de disciplines. C’est également un échange privilégié en direct entre les élèves et les intervenant.e.s.

Avril 2021 à mi-juin 2021 : Institut polaire français

  • Les lundis à pastille : une vidéo courte de découverte ou d’interview pour un autre regard sur les pôles #MinutePolaire
  • Les jeudi de l’histoire polaire: une archive du site Archipôles dévoilée pour raconter l’histoire polaire française dans le cadre du #JeudiPhoto

Mercredi 26 et jeudi 27 mai

  • Journées du CNFRA à l’Institut océanographie
  • Conférence grand public
    • « L’Odyssée Antarctique » film de Djamel Tahi
    • Débat sur les missions polaires d’aujourd’hui et leurs enjeux dans le contexte du changement global

En image : le Polar Pod, l’immense bateau vertical de Jean-Louis Etienne, sort de la table à dessin (Le Monde, 16/3/2021)

L’explorateur français annonce mardi 16 mars le lancement officiel de sa prochaine expédition scientifique, fin 2023, à bord d’un drôle de navire de 100 mètres de… haut.

Par Vahé Ter Minassian Publié le 16 mars 2021 à 11h00

Le Polar Pod prendra l’eau en décembre 2023.
Le Polar Pod prendra l’eau en décembre 2023. NICOLAS GAGNON ; SYLVAIN BERGEON

C’est parti pour le Polar Pod. Au terme de dix années d’efforts, l’explorateur Jean-Louis Etienne a réussi son pari : lancer officiellement, mardi 16 mars, sa prochaine expédition dans les cinquantièmes hurlants, cette zone de l’océan austral proche de l’Antarctique. La mission consistera, en décembre 2023, à embarquer sur un « navire vertical haut de 100 mètres et à réaliser deux tours du monde, en se laissant porter d’ouest en est, par le courant circumpolaire antarctique », expose-t-il. Avec un objectif : recueillir des données sur le climat, la biodiversité et la pollution, dans cette région mal connue dont les eaux froides absorberaient 40 % des émissions de gaz carbonique d’origine humaine.

L’étrange engin nautique, digne d’un roman de Jules Verne, a été conçu comme une plate-forme mobile, à même d’accueillir nombre d’expériences. Le comité scientifique réunit le CNRS, le CNES et l’Ifremer, qui assurera en outre la maîtrise d’ouvrage de la construction, dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir, qui pourrait démarrer prochainement.

Vahé Ter Minassian

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/03/16/en-image-le-polar-pod-l-immense-bateau-vertical-de-jean-louis-etienne-sort-de-la-table-a-dessin_6073301_1650684.html

Tara en Patagonie (France Inter, 17/03/2021)

Le voilier scientifique Tara est en mission en Patagonie

La goélette scientifique, véritable laboratoire flottant, est partie de Lorient en décembre dernier pour une mission de 2 ans sur les microbiomes de l'océan. Tara est aujourd'hui en Patagonie et prélève des litres d'eau chaque jour pour comprendre ce qui influence ou contrarie le peuple invisible des profondeurs...

Pour en savoir plus et visionner la vidéo, rdv sur la page de France Inter

Pour découvrir d'autres actualités scientifiques liées aux régions polaires et subpoalires, rdv sur notre blog !

Ils enseigneront les langues natives selk’nam et yagan dans les écoles de la province (La ContraTapa, 15/03/2021 “Enseñaran lenguas nativas, Selknam y Yagan en las escuelas de la provincia”)

Il s'agit du programme de l'Education Interculturelle Bilingue visant à planifier l'introduction des langues natives -selk’nam et yagan- dans les contenus de l'éducation formelle, avec la collaboration des peuples originaires de la province.

(Article traduit de l'espagnol par l'association Karukinka)

La secrétaire des Peuples Originaires Vanina Ojeda Maldonado et la secrétaire Pamela Altamirando ont eu une réunion avec Héctor Gustavo Novoa, Coordinateur Provincial des Modalités Educatives et Ramón Ortiz, de l'équipe technique de l'Education Interculturelle Bilingue, pour planifier l'introduction des langues natives –selk’nam et yagan- dans les contenus de l'éducation formelle, avec la collaboration des peuples originaires de la province.

La fonctionnaire a ajouté que "la proposition est d'obtenir des certifications pour les professeurs afin de permettre l'introduction de la modalité interculturelle depuis une autre perspective, dans laquelle les peuples arrêtent d'appartenir au passé et revendiquent leur présence, leur résistance et leur lutte".

La modalité de l'Education Interculturelle Bilingue(EIB) a été mise en place à partir de l'instauration de la nouvelle Loi de l'Education Nationale de 2006, laquelle intègre cette modalité pour garantir le respect de l'identité ethnique, culturelle et linguistique des peuples indigènes.

De cette manière la reconstruction de l'identité nationale doit être menée et mettre en avant la richesse de sa diversité et de la préexistence des peuples originaires, témoins de cultures millénaires.

Source : https://lacontratapatdf.com/nota/12226/ensenaran-lenguas-nativas--selknam-y-yagan-en-las-escuelas-de-la-provincia/