Durant l'été, les médias francophones publiques proposent une série de portraits de ceux qui travaillent en hauteur. Pour ce nouvel épisode, on se hisse très haut à la découverte de la passion de Sean Villanueva OʹDriscoll, lʹun des meilleurs grimpeurs au monde. Ce Belge de 41 ans, né de parents espagnol et irlandais, a réussi lʹannée dernière un exploit: franchir seul les six aiguilles du mythique Fitz Roy en Patagonie. Six jours en totale autonomie, dans lʹune des montagnes les plus isolées du monde. Il est également lauréat, en équipe, du Piolet dʹor, la plus prestigieuse récompense pour un alpiniste. Nos collègues de la RTBF l'on rencontré. Céline Biourge nous dresse son portrait. Un reportage réalisé avec Amélie Bruers, Adrian Platon et Christophe Bernard.
L'exploration ne se termine ni avec le premier regard, ni avec le premier pas, ni avec la première photographie. L'exploration est une aventure collective qui se poursuit à plein régime. Et bien que la géographie ne soit qu'un des nombreux fronts de notre exploration collective, à travers elle, les cartes sont capables de cristalliser en une image l'état des connaissances d'un territoire. Un rappel de la façon dont les explorateurs peuvent changer notre vision du monde, tant celui qui est physique et palpable que celui qui ne vit que dans nos esprits.
Cette brève compilation de l'évolution cartographique de la Terre de Feu et de la Cordillère Darwin illustre l'évolution des connaissances géographiques de cette région fascinante. Les premières cartes que nous montrons datent du XVIIe siècle, compilées par des cartographes qui rassemblaient les rapports des rares expéditions s'étant aventurées dans la région, comme celles de Magellan, Sarmiento, Ladrillero et L'Hermite, entre autres. Il y eut plusieurs siècles de cartes tenant plus de la fiction que de la réalité. Peuplées de canaux, de montagnes, de monstres marins et de peuples émanant des récits de marins dans l'un des recoins les plus reculés de la planète. Cela changerait dans les premières décennies du XIXe siècle, lorsque l'Amirauté britannique prit conscience de la valeur stratégique de l'extrême sud de l'Amérique et envoya les capitaines Phillip Parker King et Robert Fitz Roy explorer et cartographier le labyrinthe d'îles et de canaux de la Patagonie à bord du HMS Adventure et du HMS Beagle. Pour la première fois, ce furent des observations et non des récits qui furent couchées sur le papier. C'est ainsi qu'ils produisirent les premières cartes représentant correctement la géographie fuégienne, mais ils ne s'aventurèrent que très peu sur la terre ferme, et de nombreux fjords échappèrent même à leur examen.
Le grand bond en avant suivant dans la connaissance de ce territoire fut l'œuvre d'Alberto M. de Agostini, à qui nous avons consacré un billet sur ce blog il y a quelques semaines. Alpiniste passionné, explorateur et cartographe. Il fut le premier à prêter une véritable attention aux montagnes qui, pour lui, étaient bien plus que de simples points de repère pour la navigation. Lors de ses explorations, il découvrit les fjords Contraalmirante Martinez et De Agostini. Peut-être la dernière grande découverte géographique faite depuis la surface. Son seul équivalent réside dans la découverte du fjord Finlandia par Väinö Auer en 1929.
Le bond suivant dans la connaissance de la région, sans doute le plus grand mais d'une certaine manière le moins romantique, fut le résultat des vols Trimetrogon de l'US Air Force, qui au cours de l'été 1944-1945 photographièrent presque toute la Patagonie depuis 6 000 mètres d'altitude, révélant enfin la structure complexe de cette région. Ces photographies furent utilisées pour réaliser la carte préliminaire au 1:250 000, éditée en 1955. La transition d'une cartographie schématique à une autre offrant un niveau de détail sans précédent représenta un grand défi concernant le positionnement correct des toponymes dans ce nouveau cadre de référence. Malheureusement, cette tâche ne fut pas accomplie avec la minutie nécessaire, et une grande partie des erreurs de localisation des toponymes dans la cartographie actuelle de l'IGM (Institut Géographique Militaire) peut être attribuée à cette transition.
Plus tard, dans les années 80, des vols photogrammétriques modernes (Chile 60 puis GEOTEC) permirent de confectionner la cartographie actuelle au 1:250 000, 1:100 000 et 1:50 000.
Cependant, la méthodologie utilisée a laissé de nombreuses zones vierges, que ce soit en raison de la présence de nuages ou de zones enneigées qui, par manque de contraste, ne permettaient pas de reconstituer la géographie. Malheureusement, il n'y a pas eu d'efforts significatifs pour combler ces vides topographiques, qui persistent encore aujourd'hui. Mais plus regrettables encore que les vides topographiques sont les vides toponymiques, historiques et patrimoniaux, un vide que notre projet a tenté de combler dans certaines des zones montagneuses de la Terre de Feu à travers notre carte UNCHARTED : Cordillère Darwin.
Les cartes historiques utilisées dans cette compilation sont :
1630 - Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire exacticissima delineatio, Petrus Kaerius caelavit.
1633 - Hondius, Hendrik, Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire.
1646 - Tabula Geographica Regni Chile, Alonso de Ovalle.
1740 - Carte réduite de la partie la plus meridionale de l’Amerique pour servir a l'histoire Generale des Voyages, par le Sr. Bellin.
1749 - Les Terres Magellaniques, par le Sr. Robert de Vaugondy fils de Mr. Robert.
1775 - Kaart van het Zuidlyk eind van Amerika.
1775 - Mapa geográfico de America meridional, Juan de la Cruz Cano y Olmedilla.
1839 - The Strait of Magalhaens commonly called Magellan, Surveyed by H.M.S. Adventure and Beagle 1826-1834.tif.
1851 - Falkland islands and Patagonia, the map drawn & engraved by J. Rapkin.
1853 - Carte des Cotes de la Patagonie et des Mers du Cap Horn Dressee d'apres de Travaux du Cap.e R. Fitz Roy de la Marine Britannique.
1869 - The South-Eastern Part of Tierra Del Fuego with Staten Island, Cape Horn and Diego Ramirez Islands Surveyed By Captn. Robert Fitz Roy R.N. and The Officers of H.M.S. Beagle 1836.
1878 - Plano de limites Rufino de Elizalde - Ultima esperanza a Tierra del Fuego.
1879 - Mapa de la parte austral del continente sud-americano (desde 45º 30' lat. sud).
1881 - Carta que demustra las diversas proposiciones de arreglo de la cuestion de límites Chileno-Arjentina - Carlos M. Prieto (carte chilienne postérieure au Traité des Limites de 1881).
1890 - Carta de la extemidad meridional de sudamerica construida para señalar el límite entre Chile I la Republica Arjentina (sous la direction de Barros Arana).
1897 - Map of the Magellan territories by Otto Nordenskjold.
1901 - Mapa preliminar de la región meridional de la República Argentina.
1902 - General map of the southern region of the Argentine Républic and Chile, Showing the Argentine and Chilian projects and the boundary line settled by the Arbitrator.
1904 - Nuevo Mapa de Chile - Paine a Cabo de Hornos - Formado con arreglo a los datos oficiales mas recientes i los ultimos levantamientos efectuados por las comisiones de limites.
1906 - Mapa de la Rejion Austral de Chile, Agustin Torrealba.
1918 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
1920 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
1930 - Tierra del Fuego - by the American Geographical Society of New York.
1955 - Tierra del Fuego- American Geographical Society of New York.
Les leaders de la course autour du monde vont franchir le «cap Dur» ce week-end. Un endroit aussi redouté pour ses tempêtes phénoménales que visité par des hordes de touristes pendant l'été de l'hémisphère Sud.
Ce que voient les marins quand ils franchissent le cap Horn, enfin si la météo le permet. (Photo Martin Bernetti. AFP)
L’une de ces toujours surprenantes légendes de gens de mer prétend qu’une fois cap-hornier, on peut porter un anneau brisé à l’oreille et, surtout, pisser (face) au vent. Ah bon ! Tout marin ou terrien préférera pourtant, et à juste titre, uriner le vent dans le dos afin d’éviter de tremper pantalon et chaussures… Comme si le «Horn» symbolisait une sorte de toute puissance, un mythe maritime s’arrangeant de la plus élémentaire des réalités. N’empêche. Cette falaise lugubre et acérée de plus de 400 mètres de hauteur, telle une canine plantée dans le fameux détroit de Drake entre Amérique du Sud et Antarctique par 55° 58' Sud et 67° 17' Ouest, ne peut laisser indifférent.
A commencer par les marins du Vendée Globe, qui vont s’y succéder à partir de ce week-end. Et pour cause. Avant que ne soit ouvert le canal de Panama, en 1914, les bateaux de commerce transitant de l’Asie à l’Europe n’avaient d’autres choix que de franchir le cap Horn, surnommé aussi le cap Dur ou le cap des Tempêtes. On ne compte pas les navires jetés à la côte ou par le fond, les centaines de marins disparus lors de tempêtes mémorables, parmi les pires de la planète.
«Brutal et velu»
Le cap Horn doit son nom à la ville de Hoorn aux Pays-Bas, d'où était originaire Jacob Le Maire, un ambitieux marchand. En compagnie du navigateur Willem Schouten, il l'a passé pour la première fois le dernier jour de janvier 1616. Pour les marins du Vendée Globe, ce Horn est le dernier des trois grands caps à laisser à bâbord (gauche) après Bonn
La suite sur : https://www.liberation.fr/sports/2021/01/01/le-cap-horn-entre-mythe-et-trivialite_1809981/
À l’extrême sud du continent sud-américain se trouve la Terre de feu, une terre composée d’îles réparties entre l’Argentine et le Chili longtemps baptisée « bout du monde ». En 2013, la chercheuse Lauriane Lemasson part en expédition en autonomie complète pour enregistrer les sonorités des paysages. Dans cette quête entêtante, la jeune femme espère trouver les traces d’occupations des peuples amérindiens qui vivaient là il y a près de 12 000 ans. #podcast patagonie
À l’extrême sud de l’Amérique du Sud, au sud du détroit de Magellan, la Terre de Feu constitue un chapelet d’îles partagées entre le Chili et l’Argentine, battues par les vents du Pacifique et de l’Atlantique. Longtemps considérée par les Européens comme « finisterre », elle offre un relief de steppes balayées par les rafales, de forêts primaires, de montagnes abruptes et de canaux glaciaires que sillonnent aujourd’hui quelques navires de recherche ou voiliers d’expédition. Cette géographie austère façonne l’imaginaire du podcast : dès les premières minutes, la narration convoque le fracas des rafales, le mugissement des vagues et les silences minéraux des plateaux battus par la bruine australe.
Une expédition en autonomie complète
En 2013, Lauriane Lemasson, alors jeune chercheuse en ethnomusicologie, décide de parcourir la Terre de Feu à pied pendant trois mois, sans assistance extérieure. Son objectif : saisir l’empreinte sonore de territoires désertés par la colonisation, cataloguer la signature acoustique de lagunes, forêts anémophiles, falaises littorales et vallées empreintes d’échos lointains. L’autonomie, souligne Camille Juzeau, n’est pas un simple gage de liberté ; c’est la condition d’une immersion prolongée qui bannit les moteurs, s’accommode de pénuries et accepte l’errance comme méthode d’exploration. Cette posture “low impact” correspond à la tradition d’ethnographie sonore in situ : l’enregistreur portatif devient journal de bord et laboratoire de terrain simultanément.
Lauriane Lemasson lors de l'expédition scientifique en autonomie complète en Terre de Feu argentine (2013)
Paysages sonores : enregistrer l’inaudible
Le cœur scientifique de l'expédition réside dans la captation de ce que l’on nomme en écologie sonore le soundscape : la combinaison de sons biophoniques (faune), géophoniques (vents, rivières, brisants) et anthropophoniques (traces humaines). Lauriane Lemasson utilise différents types de microphones pour capter les résonances du vent dans les lengas, le ressac sur les blocs de basalte, les cris des caracaras et la rumeur grave des colonies de lions de mer. Ces archives servent d’abord la recherche musicologique ; elles constituent surtout une mémoire vibrante d’écosystèmes fragiles soumis au réchauffement accéléré des latitudes australes.
Sur la piste des peuples Yagan et Selk’nam
Au-delà de la curiosité acoustique, l’ethnomusicologue nourrit un désir de rencontre avec l’histoire longue des premiers habitants : les Yagan (ou Yámana) nomades marins et les Selk’nam (ou Ona) chasseurs-pêcheurs de la steppe. Entre les xixe et xxe siècles, ces peuples furent décimés par la violence coloniale et les maladies. Lauriane Lemasson espère déceler, dans les vestiges matériels et sonores, les traces survivantes de leur présence plurimillénaire. Elle découvre ainsi des traces de campements, des coastal middens d’amas coquilliers, des pointes de flèches et autres objets lithiques laissés à même le sol. Ces témoignages deviennent des balises affectives, figeant la rumeur de vies disparues dans la mémoire sonore de la steppe.
Marcher pour se perdre : une méthode de terrain
Camille Juzeau insiste sur l’importance de la “dérive” volontaire au sein d’un espace sans sentier balisé. Faute de cartes détaillées, Lauriane Lemasson avance à l’estime, laissant la topographie guider le rythme des jours. Cette errance délibérée fait écho aux méthodes expérientielles chères aux géographes de l’extrême qui privilégient l’intuition, le corps-outil et la perception multisensorielle. À force de marche solitaire, l’exploratrice atteint l’état de « pilote automatique », un flux de conscience où chaque craquement de bois ou battement d’ailes devient signifiant : l’oreille précède l’œil, le micro remplace le compas.
Histoire enfouie et archéologie sensible
La Terre de Feu recèle une archéologie encore largement méconnue ; les fouilles programmées y sont rares, l’accès coûteux. Lemasson mentionne dans le podcast la découverte de harpon heads, de boleadoras et d’outils lithiques taillés, souvent affleurant le sol aride. Ces objets, témoins d’une occupation remontant parfois à 12 000 ans, rappellent la complexité des systèmes socio-techniques des Yagan et Selk’nam. L’archéologie “sensible” adoptée ici ne prélève pas de vestiges ; elle préfère les inventorier, les photographier, les contextualiser, puis laisser la terre refermer son secret, afin de respecter la souveraineté patrimoniale autochtone.
Hêtre fuégien sur la rive nord du canal Beagle (Terre de Feu argentine, 2013)
Écoute et mémoire : envers et contre le silence
Dans la narration, l’enregistrement devient acte politique : sauver le timbre d’un lieu avant qu’il ne s’altère sous la pression touristique ou climatique. Lemasson capte, par exemple, le craquement d’une langue de glace se désagrégeant au fond d’une caleta, l’écho d’un souffle d’otarie traversant le fjord, les rafales chargées d’air antarctique. Chaque empreinte sonore se mue en archive, transmissible aux chercheurs, artistes et communautés locales. Le podcast souligne ainsi la nécessité de préserver les paysages acoustiques comme patrimoine immatériel, au même titre que les objets muséaux.
Narration immersive de Camille Juzeau
Réalisatrice aguerrie, Camille Juzeau tisse un récit mêlant interviews et field recordings de Lauriane Lemasson avec les compositions d’Alice-Anne Brassac. Le montage superpose voix off, confidences de l’exploratrice et nappes sonores captées sur le terrain, créant une dramaturgie hypnotique. Par cette technique, l’auditeur traverse la steppe sous le vent, partage les haltes nocturnes dans la tente, entend les gouttes ruisseler sur la toile. Ce dispositif immersif incite à une écoute active des territoires évoqués.
Résonances contemporaines
L'expédition de 2013 prend un relief nouveau à l’heure où la Terre de Feu subit la pression minière, l’implantation de fermes aquacoles et le tourisme d’aventure de masse. Les données sonores collectées constituent dès lors une ligne de base pour mesurer l’évolution future du paysage acoustique. Par ailleurs, le renouveau des revendications autochtones (loi Lafkenche au Chili, renégociations territoriales en Argentine) confère au travail de Lemasson une dimension militante : restituer la présence des Yagan et Selk’nam en dehors des discours muséifiés. Cette expédition est aussi le point de départ, l'année suivante, de la fondation de l'association Karukinka.
Baie Lapataia (Terre de Feu argentine, 2013)
Invitation à l’écoute active
« Les ombres de la Terre de Feu » rappelle qu’écouter est un acte de présence au monde, qu’un micro tendu vers l’horizon capte autant l’immensité d’un territoire que la fragilité d’une culture. À travers la marche solitaire, l’enregistrement minutieux et le dialogue avec l’invisible, Lauriane Lemasson révèle les strates sonores d’une Patagonie archéologique, poétique et politique. Le podcast, porté par la plume sensible de Juzeau, invite chacun à devenir “audionome” : observateur attentif des bruissements planétaires.
Au-delà du récit d’aventure, l’épisode 31 des Baladeurs se présente comme une archive sensible de la Terre de Feu, conjuguant démarche scientifique, hommage aux peuples autochtones et plaidoyer pour la préservation de paysages sonores menacés. À l’écoute, on comprend que les ombres du passé vibrent encore dans les vents australs, que chaque pas dans la steppe réveille une mémoire enfouie, et que la quête d’un “son exact” est aussi la quête d’un lien juste entre l’humain et son environnement. Finalement, cette aventure rappelle que l’exploration n’est pas seulement affaire de conquêtes géographiques ; elle est aussi, et surtout, une recherche d’harmonie avec les espaces que l’on traverse et les histoires que l’on y écoute. Chaque souffle de vent enregistré, chaque coquillage craquant sous les semelles, chaque silence nocturne relayé par le micro devient alors un pont lancé entre science, art et mémoire, invitant les auditeurs à marcher eux aussi, intérieurement, vers ces ombres sonores qui peuplent encore la Terre de Feu.
La Patagonie est une région mystérieuse et isolée qui s’étend à l’extrême sud du Chili et de l’Argentine. Ses paysages grandioses et sa faune particulière, font de la Patagonie un paradis pour les amoureux de la nature et les aventuriers. En outre, la Patagonie a accueilli certaines des expéditions nautiques les plus célèbres de l’histoire. Du Détroit de Magellan au Cap Horn, les explorateurs ont navigué sur les voies navigables de Patagonie pendant des siècles, en observant ses glaciers majestueux, ses montagnes et ses forêts luxuriantes. Aujourd’hui, les fjords chiliens font partie des lieux les plus époustouflants du monde à découvrir à la voile. Dans cet article, nous présentons les fondamentaux de la voile océanique en Patagonie, en résumant ce que vous devez savoir avant de planifier votre expédition.
Conditions météorologiques et mois pour la navigation
La météo au Chili est très hétérogène et varie énormément selon la latitude. Dans le nord du pays, il fait sec et chaud, mais les zones côtières sont refroidies par le courant de Humboldt. Alors que le sud a tendance à être assez humide et venteux, et peut être extrêmement changeant. La meilleure période de l’année pour naviguer au large en Patagonie se situe entre octobre et mars. Pendant cette période, le temps est légèrement plus prévisible et plus calme. Nous vous recommandons de réserver votre bateau longtemps à l’avance si vous avez l’intention de visiter la Patagonie sur la période de décembre à février, car il existe très peu de marinas en Patagonie.
Conseils pratiques pour la navigation
Bien qu’elles soient parmi les voies navigables les plus reculées du monde, la majorité des canaux et des fjords protégés de Patagonie sont navigables. Pendant les mois d’été, ces canaux ne sont pas gelés. Cependant, vous rencontrerez des glaces à vous approcher des glaciers. Les voies navigables sont très profondes, mesurant environ 100 mètres de profondeur ou plus. Cependant, en raison de l’insuffisance de développement de l’industrie nautique en Patagonie, la plupart des marinas ne conviennent pas aux voiliers de plus de 50 à 80 pieds, malgré la profondeur des canaux.
De plus, les fjords de Patagonie sont un paradis pour les mouillages. Cependant, ces zones exposées peuvent connaître des rafales soudaines et puissantes, donc recherchez plutôt des zones boisées où les vents sont plus calmes. Cela dit, ces endroits isolés sont parfaits pour jeter l’ancre si les marins ont besoin d’un lieu pour s’abriter des intempéries imprévisibles dans les canaux.
Choses à voir et à faire lors d’une expédition en voilier en Patagonie
La Patagonie est une vaste région qui englobe près de 1,043 million de kilomètres carrés de paysages accidentés, de flore exquise et de faune fascinante. Elle est une des dernières régions sauvages encore intactes du monde, nombreux sont ses atouts à découvrir. Vous pourriez facilement passer trois ou quatre semaines à naviguer sur les mers de Patagonie. Avec autant de routes proposées, la meilleure approche consiste souvent à consulter un agent de voyages spécialisés afin de planifier au mieux votre itinéraire. Par exemple, un itinéraire faisant route vers le sud en direction de la pointe sud de la Patagonie pourrait commencer à Puerto Natales et se terminer à Puerto Williams. Sur le chemin, les navires peuvent repérer des baleines, observer les impressionnants glaciers de marée du Glacier Alley et franchir le puissant Cap Horn. Pendant votre voyage, vous pouvez également débarquer de votre bateau pour faire de la randonnée, du vélo ou du kayak dans ce paysage remarquable.
Croisière d’Expédition en Patagonie si vous n’êtes pas marinIl est indéniable que la meilleure façon de découvrir la Patagonie dans toute sa splendeur, est à bord d’un voilier. Cependant, ceux qui n’ont pas les connaissances nécessaires pour naviguer, peuvent toujours découvrir la majesté de la région à bord d’un navire. Australis est l’une des rares compagnies à organiser des croisières de luxe dans les fjords de Patagonie. Pour plus d’informations, téléchargez notre brochure.