Par Flora Genoux (Cabulco, Pargua, Puerto Varas (Chili), envoyée spéciale) Publié le 07 octobre 2022 à 06h12, modifié le 07 octobre 2022 à 09h09
Le Chili est le deuxième producteur mondial de saumon, après la Norvège. Ses exportations ont bondi ces dix dernières années.
Sur l’océan gris, lisse comme un drap, quatorze enclos verts : des cages submergées où les saumons sont engraissés. De nouveau, après un bras de mer, sur une eau rendue bleue, cette fois, par un ciel patagonique aux revirements capricieux : dix, puis douze enclos, plus au large. Le long de la même côte, toujours, une usine de fabrication d’aliments pour poissons d’où émane une odeur âcre. Dans la région de Los Lagos (Les Lacs, 1 000 kilomètres au sud de Santiago), l’industrie du saumon d’élevage est omniprésente : la porte d’entrée de la Patagonie chilienne constitue son cœur historique et, en quête d’eaux pour asseoir sa croissance, elle a continué de s’étaler jusqu’à l’extrême sud, dans la région de Magallanes.
Colossal, le secteur représente près de la moitié des exportations alimentaires du pays, selon un rapport du Consejo del salmon (Conseil du saumon, l’une des organisations patronales du saumon). Il s’agit même du deuxième produit d’exportation, après le cuivre, la locomotive d’une économie chilienne aujourd’hui en perte de vitesse (la croissance est attendue à 1,8 % cette année puis 0 % en 2023, sur fond d’inflation). Le marché est florissant : les ventes à l’étranger de saumons et de truites ont bondi de 33 % entre 2012 et 2021, représentant près de 650 000 tonnes et plus de 5 milliards de dollars en 2021, selon Salmon Chile (Saumon Chili, l’autre organisation patronale du secteur, rassemblant 60 % de la production).
La suite de l'article est réservée aux abonnés : https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/10/07/au-chili-la-folle-croissance-de-l-industrie-du-saumon-visee-pour-ses-consequences-sur-l-environnement_6144772_3234.html
Lauriane Lemasson est photographe, ethno-musicologue et chercheuse rattachée à la Sorbonne. Depuis une expédition scientifique réalisée en 2013 pour étudier les paysages sonores et les peuples ancestraux de la Grande Île de Terre de Feu, elle est animée par une quête : faire reconnaitre l'existence des peuples du détroit d'Hatitelem (les Yagan, les Haush et les Selknam), dont les représentants ont été exterminés par les colons européens, ou assimilés de force à la culture hispanique d’Argentine et du Chili. Il est urgent de faire reconnaitre la vérité sur ces peuples, de faire connaitre leur négation par l'histoire officielle, et la spoliation de leurs terres - Elle joue un rôle de passeur, d'accompagnateur de ces peuples; et utilise l'art comme moyen de sensibiliser, comme porte d'entrée pour faire naitre de l'empathie. Elle garde un espoir de changement avec la nouvelle génération, et le revouveau indigène à l'œuvre
Argentine : «Napalpi», le procès d'un massacre d'indigènes un siècle après
Par Le Figaro avec AFP
Publié le 19/04/2022 à 22:20
Près d'un siècle après, la justice argentine se penche sur le massacre de plus de 300 membres de peuples autochtones Qom et Moqoit, un procès sans «coupable», largement symbolique, mais un pas inédit vers une vérité indigène peu audible dans l'histoire du pays. Le «procès de la vérité», qui va s'étirer sur neuf audiences réparties sur un mois, a débuté mardi dans un tribunal de Resistencia (nord-est) dans la province du Chaco, où eut lieu, le 19 juillet 1924, ce qui est connu comme «le massacre de Napalpi».
Ce jour-là, une force d'une centaine de policiers, militaires et colons civils ouvrent le feu sur des membres des communautés Qom (ou Toba) et Moqoit (Mocovi) dans une réserve amérindienne, qui sert de fait de réservoir de main d'œuvre pour les champs de coton et où vient de se produire une révolte contre des conditions de vie de quasi-esclavage. Le massacre fit plusieurs centaines de morts, entre 300 et 500 selon des survivants, hommes, femmes, enfants dont les corps furent parfois mutilés, puis jetés dans une fosse commune. La répression se poursuivit pendant plusieurs mois, selon le secrétariat des Droits humains (gouvernemental).
«Ce procès pour la vérité cherche à approcher la réalité des faits. Il ne recherche pas une responsabilité pénale, mais à connaître la vérité, afin de réhabiliter la mémoire des peuples, panser les blessures, réparer et aussi activer la mémoire et la conscience que ces violations des droits humains ne doivent pas se reproduire», a déclaré la juge Zunilda Niremperger, en ouvrant le procès. «Nous allons démontrer de manière concrète et claire qui a participé, et qui était responsable de ce génocide», a déclaré le procureur fédéral Federico Garniel, en charge de l'accusation. La province du Chaco, le secrétariat des Droits humains et l'Institut de l'Aborigène Chaqueño sont co-plaignants dans la procédure.
Un drame «invisible qui réémerge»
Le massacre a été qualifié par la justice de crime contre l'humanité, lui conférant un caractère imprescriptible. La procédure a débuté en 2004, avec depuis le patient recueil d'indices et de témoignages et une volonté d'entendre toutes les parties, descendants des colons comme des communautés indiennes. Assez incroyablement après près d'un siècle, l'enquête a retrouvé des témoins oculaires. Aussi le procès a pu entendre le témoignage, filmé en 2014, de Pedro Valquinta, centenaire décédé depuis, puis de Rosa Grilo, qui aurait «approximativement» entre 110 et 114 ans, et pourrait aussi témoigner en personne à l'audience si sa santé le lui permet.
«Pour moi c'est triste, ils ont tué mon papa. Je ne veux presque plus m'en souvenir. (Ces sont) des choses tristes. Beaucoup de gens, ils ont tués», a raconté Rosa Grilo dans un mélange d'espagnol et de sa langue qom, dans un témoignage filmé en 2018 dans le cadre de l'instruction et diffusé mardi, lors de l'audience en partie retransmise en ligne. «J'étais une enfant, mais pas si petite que ça (...) Mon grand-père et ma maman criaient 'Courez, courez', et nous avons fui vers la forêt. Là, nous avons vécu en mangeant des caroubes, buvant l'eau des chardons (..) je ne sais pas pourquoi ils ont tué des enfants, des vieux. Beaucoup de souffrance...», a raconté Rosa. Dans un autre document filmé, Juan Chico, historien d'origine qom décédé l'an dernier du Covid-19 a expliqué comment Napalpi est «un sujet qui nous est très cher, devenu invisible, mais qui ces dernières années a commencé à réémerger». «Il y a, dans les communautés, un souvenir culturel, qui doit être reçu par la justice», a-t-il estimé.
Les historiens rappellent régulièrement à quel point la construction de l'Argentine comme nation, tout au long du 19e siècle, est passée par une soumission des peuples indigènes relevant de l'extermination. Plus que tout autre, l'épisode dit de «la Conquête du Désert», pas désert du tout, qui incorpora la Patagonie à la nation argentine au prix d'au moins 14.000 morts parmi les ethnies les plus australes. Seuls un million environ d'Argentins, sur 45 millions d'habitants, se définissent aujourd'hui comme membre ou descendant d'une des 39 ethnies d'origine, selon le recensement de 2010. Depuis 1994, la Constitution reconnaît les droits des peuples autochtones.
L'exploration ne se termine ni avec le premier regard, ni avec le premier pas, ni avec la première photographie. L'exploration est une aventure collective qui se poursuit à plein régime. Et bien que la géographie ne soit qu'un des nombreux fronts de notre exploration collective, à travers elle, les cartes sont capables de cristalliser en une image l'état des connaissances d'un territoire. Un rappel de la façon dont les explorateurs peuvent changer notre vision du monde, tant celui qui est physique et palpable que celui qui ne vit que dans nos esprits.
Cette brève compilation de l'évolution cartographique de la Terre de Feu et de la Cordillère Darwin illustre l'évolution des connaissances géographiques de cette région fascinante. Les premières cartes que nous montrons datent du XVIIe siècle, compilées par des cartographes qui rassemblaient les rapports des rares expéditions s'étant aventurées dans la région, comme celles de Magellan, Sarmiento, Ladrillero et L'Hermite, entre autres. Il y eut plusieurs siècles de cartes tenant plus de la fiction que de la réalité. Peuplées de canaux, de montagnes, de monstres marins et de peuples émanant des récits de marins dans l'un des recoins les plus reculés de la planète. Cela changerait dans les premières décennies du XIXe siècle, lorsque l'Amirauté britannique prit conscience de la valeur stratégique de l'extrême sud de l'Amérique et envoya les capitaines Phillip Parker King et Robert Fitz Roy explorer et cartographier le labyrinthe d'îles et de canaux de la Patagonie à bord du HMS Adventure et du HMS Beagle. Pour la première fois, ce furent des observations et non des récits qui furent couchées sur le papier. C'est ainsi qu'ils produisirent les premières cartes représentant correctement la géographie fuégienne, mais ils ne s'aventurèrent que très peu sur la terre ferme, et de nombreux fjords échappèrent même à leur examen.
Le grand bond en avant suivant dans la connaissance de ce territoire fut l'œuvre d'Alberto M. de Agostini, à qui nous avons consacré un billet sur ce blog il y a quelques semaines. Alpiniste passionné, explorateur et cartographe. Il fut le premier à prêter une véritable attention aux montagnes qui, pour lui, étaient bien plus que de simples points de repère pour la navigation. Lors de ses explorations, il découvrit les fjords Contraalmirante Martinez et De Agostini. Peut-être la dernière grande découverte géographique faite depuis la surface. Son seul équivalent réside dans la découverte du fjord Finlandia par Väinö Auer en 1929.
Le bond suivant dans la connaissance de la région, sans doute le plus grand mais d'une certaine manière le moins romantique, fut le résultat des vols Trimetrogon de l'US Air Force, qui au cours de l'été 1944-1945 photographièrent presque toute la Patagonie depuis 6 000 mètres d'altitude, révélant enfin la structure complexe de cette région. Ces photographies furent utilisées pour réaliser la carte préliminaire au 1:250 000, éditée en 1955. La transition d'une cartographie schématique à une autre offrant un niveau de détail sans précédent représenta un grand défi concernant le positionnement correct des toponymes dans ce nouveau cadre de référence. Malheureusement, cette tâche ne fut pas accomplie avec la minutie nécessaire, et une grande partie des erreurs de localisation des toponymes dans la cartographie actuelle de l'IGM (Institut Géographique Militaire) peut être attribuée à cette transition.
Plus tard, dans les années 80, des vols photogrammétriques modernes (Chile 60 puis GEOTEC) permirent de confectionner la cartographie actuelle au 1:250 000, 1:100 000 et 1:50 000.
Cependant, la méthodologie utilisée a laissé de nombreuses zones vierges, que ce soit en raison de la présence de nuages ou de zones enneigées qui, par manque de contraste, ne permettaient pas de reconstituer la géographie. Malheureusement, il n'y a pas eu d'efforts significatifs pour combler ces vides topographiques, qui persistent encore aujourd'hui. Mais plus regrettables encore que les vides topographiques sont les vides toponymiques, historiques et patrimoniaux, un vide que notre projet a tenté de combler dans certaines des zones montagneuses de la Terre de Feu à travers notre carte UNCHARTED : Cordillère Darwin.
Les cartes historiques utilisées dans cette compilation sont :
1630 - Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire exacticissima delineatio, Petrus Kaerius caelavit.
1633 - Hondius, Hendrik, Freti Magellanici ac novi freti vulgo le Maire.
1646 - Tabula Geographica Regni Chile, Alonso de Ovalle.
1740 - Carte réduite de la partie la plus meridionale de l’Amerique pour servir a l'histoire Generale des Voyages, par le Sr. Bellin.
1749 - Les Terres Magellaniques, par le Sr. Robert de Vaugondy fils de Mr. Robert.
1775 - Kaart van het Zuidlyk eind van Amerika.
1775 - Mapa geográfico de America meridional, Juan de la Cruz Cano y Olmedilla.
1839 - The Strait of Magalhaens commonly called Magellan, Surveyed by H.M.S. Adventure and Beagle 1826-1834.tif.
1851 - Falkland islands and Patagonia, the map drawn & engraved by J. Rapkin.
1853 - Carte des Cotes de la Patagonie et des Mers du Cap Horn Dressee d'apres de Travaux du Cap.e R. Fitz Roy de la Marine Britannique.
1869 - The South-Eastern Part of Tierra Del Fuego with Staten Island, Cape Horn and Diego Ramirez Islands Surveyed By Captn. Robert Fitz Roy R.N. and The Officers of H.M.S. Beagle 1836.
1878 - Plano de limites Rufino de Elizalde - Ultima esperanza a Tierra del Fuego.
1879 - Mapa de la parte austral del continente sud-americano (desde 45º 30' lat. sud).
1881 - Carta que demustra las diversas proposiciones de arreglo de la cuestion de límites Chileno-Arjentina - Carlos M. Prieto (carte chilienne postérieure au Traité des Limites de 1881).
1890 - Carta de la extemidad meridional de sudamerica construida para señalar el límite entre Chile I la Republica Arjentina (sous la direction de Barros Arana).
1897 - Map of the Magellan territories by Otto Nordenskjold.
1901 - Mapa preliminar de la región meridional de la República Argentina.
1902 - General map of the southern region of the Argentine Républic and Chile, Showing the Argentine and Chilian projects and the boundary line settled by the Arbitrator.
1904 - Nuevo Mapa de Chile - Paine a Cabo de Hornos - Formado con arreglo a los datos oficiales mas recientes i los ultimos levantamientos efectuados por las comisiones de limites.
1906 - Mapa de la Rejion Austral de Chile, Agustin Torrealba.
1918 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
1920 - Tierra del Fuego segun las exploraciones y estudios efectuados por Alberto M De Agostini 1910-1918.
1930 - Tierra del Fuego - by the American Geographical Society of New York.
1955 - Tierra del Fuego- American Geographical Society of New York.
Il s'agit du programme de l'Education Interculturelle Bilingue visant à planifier l'introduction des langues natives -selk’nam et yagan- dans les contenus de l'éducation formelle, avec la collaboration des peuples originaires de la province.
(Article traduit de l'espagnol par l'association Karukinka)
La secrétaire des Peuples Originaires Vanina Ojeda Maldonado et la secrétaire Pamela Altamirando ont eu une réunion avec Héctor Gustavo Novoa, Coordinateur Provincial des Modalités Educatives et Ramón Ortiz, de l'équipe technique de l'Education Interculturelle Bilingue, pour planifier l'introduction des langues natives –selk’nam et yagan- dans les contenus de l'éducation formelle, avec la collaboration des peuples originaires de la province.
La fonctionnaire a ajouté que "la proposition est d'obtenir des certifications pour les professeurs afin de permettre l'introduction de la modalité interculturelle depuis une autre perspective, dans laquelle les peuples arrêtent d'appartenir au passé et revendiquent leur présence, leur résistance et leur lutte".
La modalité de l'Education Interculturelle Bilingue(EIB) a été mise en place à partir de l'instauration de la nouvelle Loi de l'Education Nationale de 2006, laquelle intègre cette modalité pour garantir le respect de l'identité ethnique, culturelle et linguistique des peuples indigènes.
De cette manière la reconstruction de l'identité nationale doit être menée et mettre en avant la richesse de sa diversité et de la préexistence des peuples originaires, témoins de cultures millénaires.
Publié le 14 décembre 2020 à 18h50·Mis à jour le 15 décembre 2020 à 12h35
Pucon (Chili) (AFP) - Le sud du Chili et de l'Argentine ont été plongés dans l'obscurité pendant plus de deux minutes lundi en début d'après-midi, quand la lune a totalement recouvert le disque solaire.
Le spectacle a été total en Argentine, dans la région de Bariloche (sud) où étaient rassemblés sous un ciel maculé de bleu des milliers de personnes portant des lunettes de protection contre les rayons solaires.
En revanche le spectacle a été en partie gâché au Chili, à 800 km au sud de la capitale Santiago, par une pluie tombée sans discontinuer, de gros nuages noirs empêchant de distinctement voir la partie de cache-cache entre le Soleil et la Lune.
Dans la ville touristique de Pucon, au pied du lac Villarrica, les averses n'ont cessé d'augmenter en intensité au cours de la matinée, laissant peu d'espoirs d'entrevoir l'alignement Terre-Lune-Soleil, prévu à 13H00 locales, soit 16H00 GMT, pendant précisément deux minutes et neuf secondes.
Mais au moment de l'éclipse, les nuages ont perdu en épaisseur au dessus de la plage du lac où étaient réunies des milliers de personnes couvertes de vêtements de protection contre la pluie.
"C'était magnifique, unique. On n'avait pas beaucoup d'espoir de la voir à cause des nuages, mais c'était unique quand le ciel s'est ouvert. Un miracle!", s'est enthousiasmé Matias Tordecilla, 18 ans, transcendé par le spectacle qu'il a vécu.
"C'est quelque chose que vous ne pouvez pas seulement voir avec vos yeux mais que vous pouvez sentir avec votre corps", a ajouté le jeune homme, qui a fait plus de 10 heures de route en famille pour vivre ce spectacle cosmique.
Cinthia Vega, une habitante de Pucon, dit avoir senti ses "poils se hérisser" sur sa peau au moment où l'obscurité s'est faite.
Des dizaines de scientifiques amateurs ou professionnels étaient arrivés depuis plusieurs jours pour installer leurs télescopes sur les flancs du volcan Villarrica, l'un des plus actifs du Chili, au milieu de la riche végétation du sud du pays.
Ils n'ont pas été récompensés comme en juillet 2019, lors de l'éclipse totale dans un ciel pur du nord du Chili, au milieu du désert de l'Atacama où se trouvent plusieurs observatoires astronomiques.
- Spectacle total -
A Carahue, plus proche de la côte pacifique, l'éclipse a été vécue en prières par les membres de la communauté indigène des Mapuches, la plus importante du Chili, qui voient dans ce phénomène la fin d'une époque et le début d'un nouveau processus.
Dans la région de la capitale Santiago, où vivent sept des quinze millions d'habitants frappés de restrictions de déplacement à cause de l'augmentation des cas de coronavirus, la pénombre a été passagère et la température a légèrement baissé.
La trajectoire de l'ombre lunaire, cette bande étroite de 90 km où le noir a été total, a débuté dans l'océan Pacifique, a atteint les terres chiliennes avant de traverser la Cordillère des Andes, puis a parcouru le sud de l'Argentine d'ouest en est avant de se poursuivre dans l'océan Atlantique sud.
Près de la ville touristique de Bariloche, en Patagonie, plusieurs familles ont attendu avec anxiété l'arrivée de l'éclipse. Un groupe de touristes américains espérait ne pas avoir effectué pour rien de complexes démarches administratives et de nombreux tests de détection du Covid-19 avant de bénéficier des autorisations pour atteindre la ville.
Mais le ciel est resté immaculé de nuages quand la lune a commencé à grignoter le soleil, plongeant les chanceux dans des sourires radieux derrières leurs lunettes de protection, jusqu'au point culminant où le soleil a disparu.
Chaque année, il y a deux éclipses totales du Soleil, mais selon la période de l'année et le moment de la journée elles sont plus ou moins visibles pour la population.