Le Teriieroo a Teriierooiterai passe le Cap Horn (Marine Nationale, 2 mai 2024)

Pour la première fois depuis près de 15 ans, un bâtiment de la Marine nationale franchit la latitude 56 et passe au sud du Cap Horn.

Source : https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/teriieroo-teriierooiterai-passe-cap-horn

Le Teriieroo a Teriierooiterai passe le Cap Horn
Le Teriieroo a Teriierooiterai passe le Cap Horn – © Marine nationale

Après une traversée mouvementée qui a permis d’évaluer la capacité des patrouilleurs outre-mer à naviguer par mer très formée, c’est dans des conditions plus clémentes que le deuxième POM a franchi le cap mythique.

En effet, avec un soleil radieux et un léger vent d’ouest, le Teriieroo a Teriierooiterai est passé au plus près du roc qui culmine à 425 mètres. La température extérieure était alors de 4° et celle de la mer de 8°. Des conditions qui tranchent nettement avec les jours précédents, où le POM naviguant sous les 40ème rugissants puis les 50ème hurlants a traversé une mer 6 pendant plusieurs jours.

L’occasion pour l’ensemble des marins présents à bord d’ajouter une nouvelle case à leur CV de marin en devenant cap-horniers, gagnant le droit de porter la célèbre boucle d’oreille d’or à l’oreille gauche.

Après ce point d’orgue du déploiement vers la Polynésie française, le navire et son équipage ont mis le cap sur Ushuaia, leur prochaine escale. Puis commencera une remontée du Pacifique « côté terre », avec quatre jours de navigation cap au Nord dans les chenaux de Patagonie.

Le Teriieroo a Teriierooiterai passe le Cap Horn
Le Teriieroo a Teriierooiterai passe le Cap Horn – © Marine nationale
[#2 Cap au nord – 2024] de Dublin à Bangor (baie de Belfast)

[#2 Cap au nord – 2024] de Dublin à Bangor (baie de Belfast)

Après une petite escale à Dun Laoghaire, le tampon officiel sur le passeport de Toupie la mascotte (lui donnant droit d'aller au Royaume-Uni) et le passage d'un coup de vent, Milagro et son équipage ont repris leur route vers le nord, sous des pluies éparses et un vent de O à SO 4 à 6 Beaufort. Sous Grand-Voile 2 ris, Artimon 1 ris et Yankee, Milagro fait route à 6,5 nœuds, laissant dans son sillage le phare de Baily.

En soirée le vent mollit sérieusement et le choix est fait d'entrer dans la baie de Carlington (Carlington Lough, à la frontière entre l'Irlande et le Royaume-Uni), pour aller jeter l'ancre devant le village de Greencastle. L'entrée est étroite par le chenal nord et le balisage pas toujours éclairé la nuit tombée. Après un slalom de nuit entre les bouées de mouillage (merci la lampe torche!), nous jetons l'ancre à quelques encablures d'un ponton utilisé par les pêcheurs et les pilotes maritimes dédiés à la remontée de la rivière jusqu'aux ports de Warrenpoint et Newry.

Le lendemain matin nous découvrons les ruines du château qui surplombent le village. Nous apprenons quelques heures plus tard, lors de la visite, qu'il a été construit au XIIIè siècle et qu'il fût le théâtre de nombreux affrontements. Autour de nous de vertes collines et prairies, et un ciel bleu qui contraste avec les infos météo de France reçues de nos proches : à Nantes, il pleut !

Après galettes et gâteau au chocolat-bananes, nous reprenons la route pour mouiller devant le petit port de Kilkeel. Pas de vent et pas de houle, de quoi nous faire oublier que nous dormons dans un bateau ! Le lendemain matin même chose : pétole. Nous aurons la belle surprise, quelques jours plus tard, de découvrir que pendant que nous réglions un petit détail sur la Grand-Voile, Stuart Pirie a pris une belle image de Milagro et compléter sa fiche sur Marine Traffic !

Nous choisissons d'avancer malgré l'absence de vent, l'objectif étant d'être à Bangor le soir même. Nous remontons donc au moteur près de la côte pour profiter du paysage et Damien se dédie alors à repasser deux bosses de ris qui se croisaient dans la bôme. Parmi les choses vues ce jour-là, le phare de St John's Point, l'entrée du port de Donnaghadee avec son église et ses maisons colorées, des grands dauphins gris nous escortant dans le Donnaghadee Sound, sous un coucher de soleil, jusque dans la Belfast Lough.

La nuit tombée et après un bref arrêt au ponton gasoil, nous nous amarrons dans la marina de Bangor. Le lendemain un fort coup de vent est prévu, nous resterons à l'abri !

[Cap Nord 2023] #1 : Petit retour en images à Ingøya, l’une de nos îles “coup de cœur” de l’été dernier.

[Cap Nord 2023] #1 : Petit retour en images à Ingøya, l’une de nos îles “coup de cœur” de l’été dernier.

Située à l'ouest du Cap Nord, cette petite île de 18km² appartient à la municipalité de Måsøy (comté du Troms og Finnmark) et est habitée par une vingtaine de personnes.

Ingøya : Au-delà de la carte postale, une immersion au cœur de l'Arctique

ingoya navigation arctique expédition polaire voilier exploration nordique nordkaap masoy norway
Ingoya est entourée de récifs et pour accéder à son petit port de pêche les premières fois on passe de la carte à l'observation du balisage local (pas toujours conventionnel...) un paquet de fois ! Et comme nous sommes joueurs, nous y retournerons en 2026, en voilier ! https://karukinka-exploration.com

Parmi les innombrables joyaux que nous a offerts l'été arctique lors de notre expédition vers le Cap Nord, l'île d'Ingøya occupe une place à part dans nos mémoires. Plus qu'une simple escale, cette terre isolée de la municipalité de Måsøy est devenue une incarnation de ce que nous recherchons avec Karukinka : une navigation qui donne du sens, où l'aventure se nourrit de rencontres et d'histoire.

expédition polaire voilier exploration nordique navigation arctique voilier
Cap sur l'île norvégienne Ingoya

Fruholmen Fyr, le gardien silencieux de la mer de Barents

Notre approche d'Ingøya fut guidée par la silhouette emblématique de son phare, Fruholmen Fyr. Construit en 1866, il est le phare le plus septentrional de Norvège, un véritable gardien posté à la frontière entre la civilisation et l'immensité polaire. Naviguer sous son faisceau lumineux, c'est ressentir le poids de l'histoire maritime et rendre hommage aux générations de marins qui ont bravé ces eaux périlleuses. Détruit durant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruit, il symbolise la résilience d'une communauté face aux éléments et aux tumultes de l'histoire. Pour l'équipage du Milagro, passer sous son regard n'était pas un simple point de passage, mais un dialogue silencieux avec le patrimoine norvégien.

fruholmen fyr ingoya finnmark norvege navigation arctique expedition polaire voilier
A l'ouest de l'île culmine le phare Fruholmen (Fruholmen fyr) qui, après avoir été détruit en 1944 par les Allemands, a été reconstruit et remis en service en 1949. Il mesure 18m et est visible à plus de 19 milles nautiques.

Une terre de contrastes, entre nature brute et enjeu stratégique

Une fois le pied à terre, Ingøya se révèle comme une terre de contrastes saisissants. D'un côté, une nature à l'état pur : la végétation arctique, tapissée de lichens et de fleurs sauvages tenaces, les falaises abruptes où nichent des milliers d'oiseaux marins dont les cris percent le silence, et des plages balayées par des vents venus du pôle. C'est un écosystème fragile et puissant, où chaque élément rappelle l'humilité nécessaire pour évoluer dans ces latitudes.

De l'autre, l'île abrite une station de relais radio d'une importance géostratégique majeure, un lien invisible mais vital connectant le continent au Svalbard. Cette infrastructure, presque incongrue dans ce décor, rappelle qu'Ingøya n'est pas seulement un bout du monde sauvage, mais aussi un point névralgique dans les communications et la surveillance de l'Arctique. C'est cette dualité qui rend l'île si fascinante : un sanctuaire naturel doublé d'un avant-poste technologique.

cap nord norvege svalbard ingoya expédition voilier mer de barents
Ingøya abrite la plus grande antenne de Scandinavie. Elle sert de relais radio géostratégique entre les deux extrémités de la Norvège : Oslo et le Svalbard.

L'âme d'Ingøya : la navigation comme prétexte à la rencontre

Mais ce qui transforme une escale en souvenir impérissable, ce sont les rencontres. À Ingøya, la vie s'organise autour du petit port de pêche, cœur battant d'une communauté d'e quelques dizaines'une vingtaine d'âmes. Échanger avec les habitants, c'est comprendre la réalité d'un quotidien rythmé par la météo et les marées, loin de l'agitation du monde. C'est découvrir un savoir-faire ancestral, une solidarité forgée par l'isolement et un attachement viscéral à cette terre à la fois rude et généreuse.

Pour nous, l'équipage de Karukinka, atteindre Ingøya n'était pas une fin en soi. C'était l'occasion de vivre notre philosophie : utiliser le voilier comme un camp de base flottant pour explorer, comprendre et partager. Chaque randonnée sur les sentiers de l'île, chaque discussion sur le quai et chaque moment de contemplation face à la mer de Barents ont renforcé notre conviction qu'une autre manière de voyager est possible. Une aventure plus lente, plus respectueuse, où la véritable richesse ne se mesure pas en milles parcourus, mais en liens tissés.

Quitter Ingøya, c'est laisser derrière soi bien plus qu'une île. C'est emporter avec nous un fragment de son âme, et la promesse de continuer à naviguer pour découvrir ces lieux où la nature, l'histoire et l'humanité s'entremêlent avec une force et une beauté inoubliables.

#finnmark#finnmarkibilder#finnmark#tromsogfinnmark#måsøy#måsøykommune#nordkapp#sailingboat#sailinglife#sailingexpedition#capnord#arcticsailing#barentssea#barentsea#expéditionvoilier#expeditionpolaire#sailingnorway#voiliernorvège#expedition#association#nonprofitorganization#symilagro; #karukinka_fr ; #sailingcourse; #coursdevoile

Cette base chinoise en Patagonie qui inquiète l’Argentine (Courrier International / La Nación, 21 avril 2024)

L’observatoire spatial chinois Espace lointain, installé sur un terrain cédé par le pays sud-américain en 2012, est désormais fortement soupçonné d’abriter des activités militaires. Le nouveau gouvernement argentin de Javier Milei et les États-Unis réclament un contrôle plus strict, comme l’explique cet éditorial de “La Nación”.

Quelques jours avant le dixième anniversaire de l’accord de coopération entre l’Argentine et la République populaire de Chine – accord qui prévoyait l’installation dans la province de Neuquén d’une base controversée, sous le contrôle de l’armée chinoise –, Buenos Aires a annoncé qu’il inspecterait les lieux pour garantir que les activités qui s’y déroulent soient conformes au traité.

Cette annonce a coïncidé avec la visite en Argentine de Laura Richardson, à la tête du commandement sud de l’armée américaine. Elle a eu lieu peu après que l’ambassadeur américain, Marc Stanley, a lui-même signalé une présence militaire chinoise dans cette région du nord-ouest de la Patagonie :

“Je m’étonne que l’Argentine laisse les forces armées chinoises opérer en secret dans le Neuquén.”

“Si je comprends bien, ce sont des soldats de l’armée chinoise qui manœuvrent ce télescope, a-t-il ajouté. Je ne sais pas ce qu’ils font, je crois que les Argentins ne le savent pas non plus, ils devraient savoir pourquoi ces hommes sont déployés dans cette région.

L’origine de la station chinoise Espace lointain, installée à Bajada del Agrio, une localité située à 250 kilomètres de la capitale provinciale, remonte à juillet 2012. L’Agence chinoise de lancement et de contrôle des satellites (CLTC) a signé un accord avec la Commission nationale des activités spatiales (Conae), l’organisme argentin compétent en la matière. But de l’opération : créer les conditions d’aménagement dans le Neuquén d’installations d’acquisition de données, ainsi que d’une antenne pour l’exploration de l’espace.

Un terrain cédé pour cinquante ans

En 2014, les gouvernements argentin et chinois, avec à leur tête respectivement Cristina Kirchner et Xi Jinping, signaient un accord de coopération visant à mettre en œuvre des mesures fiscales, douanières, migratoires et consulaires, dans le prolongement de l’accord de 2012. À ce moment-là, la construction de la base chinoise avait déjà commencé.

La suite (réservée aux abonnés) via ce lien : https://www.courrierinternational.com/article/analyse-cette-base-chinoise-en-patagonie-qui-inquiete-l-argentine

[Partenariat] “KRÉEH CHINEN” Le théâtre, la poésie et la musique s’entremêlent à Tolhuin (“ KRÉEH CHINEN” El drama, la poesía y la música entramados en Tolhuin, La Mirada, 15/04/2024)

[Partenariat] “KRÉEH CHINEN” Le théâtre, la poésie et la musique s’entremêlent à Tolhuin (“ KRÉEH CHINEN” El drama, la poesía y la música entramados en Tolhuin, La Mirada, 15/04/2024)

Le théâtre, la poésie et la musique se sont entremêlés à Tolhuin pour fournir la sensation nécessaire d'être vivants, pour démontrer le potentiel créatif de notre groupe au milieu de tant d'indifférence et de la folie des lois du marché.

La Mirada, 15/04/2024

Le week-end dernier s'est dérouler à Tolhuin la première cérémonie artistique fuégienne nommée “ Krèeh Chinen”, terme Selk’nam qui signifie "saisir la Lune [“Agarrado de la Luna”].

Ce fût une rencontre d'artistes à l'échelle de la province argentine de Terre de Feu, organisée par l'écrivain et poète Alejandro Pinto, lequel a été accompagné par plusieurs artistes d'Ushuaia, Río Grande et Tolhuin.

“L'idée était, au départ, de réunir les artistes de l'île avec la proposition de montrer au public leurs créations" dit Alejandro, celui qui fût le moteur de cette rencontre en présentiel, sachant que: “nous nous voyons toujours sur différents flyers d'événements qui se font à Ushuaia ou ici [Rio Grande] mais finalement nous ne partageons jamais ensemble et il me semble qu'il est nécessaire que nous nous réunissions, nous connaissions, nous écoutions, partagions".

La Morada del Lago (la Demeure du Lac) fût le lieu de la rencontre, avec l'appui logistique du Flaco Tony, la Casa Refugio (la maison refuge) s'est retrouvée pleine et cela a été possible grâce à la collaboration et à la participation de : “Kau kren Artesanías de Tolhuin; Kloketen Cartonera, qui est une maison d'édition cartonera de Río Grande; la Ratonera, qui est un espace musical indépendant de Río Grande;  Neurona de Ushuaia, qui est une association qui réalise des produits locaux; et une association de France qui s'appelle Karukinka, avec laquelle nous avons le projet de réaliser une prochaine rencontre en octobre-novembre prochain, avec des artistes de Nantes, une ville française”, commenta satisfait Alejandro.

L'événement a été d'un tel impact émotionnel que déjà sont dans les pensées de tous de nouvelles éditions. “Bon... tout a été génial et la prochaine fois nous pensons le faire à Ushuaia, et la troisième serait à Rio Grande, avec la même méthodologie : réunir des artistes de la province pour qu'ils se connaissent, puissent partager et montrer au public en général les créations qui se réalisent artistiquement dans la province”.

Les artistes qui apportèrent leurs productions furent : Yanina Fracalossi; Francisco Martínez; Jason Cuello; Mailén Safanchik; Freddy Gallardo; Diego del Estal; Nadia Rojo; Sol Alhelí; Millacura Sur; Alejandro Pinto; Florencia Lobo et Ignacio Boreal.

Le théâtre, la poésie et la musique se sont entremêlés à Tolhuin pour fournir la sensation nécessaire d'être vivants, pour démontrer le potentiel créatif de notre groupe au milieu de tant d'indifférence et de la folie des lois du marché.

Source : “Krèeh Chinen” / Alejandro Pinto., https://lamirada.com.ar/87441-kreeh-chinen-el-drama-la-poesia-y-la-musica-entramados-en-tolhuin.html

[#1 Cap au nord – 2024] Première étape de Pornichet à Dublin (550nm),  c’est fait !

[#1 Cap au nord – 2024] Première étape de Pornichet à Dublin (550nm), c’est fait !

Nous avons quitté Pornichet dimanche 7 avril en milieu de matinée (SSO 4-5, mer agitée à forte, houle 3-4m), nous avons fait route jusqu'à Lorient (Kernével) pour récupérer un sixième membre d'équipage et laisser passer le mauvais temps pendant 48h.

Durant ces deux jours à écouter siffler le vent dans les haubans, tout l'équipage a pu faire plus ample connaissance et étudier au calme dans le carré avec Damien plusieurs thèmes dont la météo, les manœuvres et réglages de voile et des bases de matelotage.

(c) Anne-Marie Louapre

La dépression Pierrick ayant continué son chemin et libéré le nôtre, nous avons pris plein ouest mercredi matin et les quarts se sont enchaînés pour tout le monde afin de dépasser la pointe de Penmarch la nuit suivante et sortir du rail d'Ouessant à la tombée de la nuit du jeudi.

(c) Lauriane Lemasson

Les prévisions météo étaient justes (SO 4 à 5, mer agitée à forte, houle de O/NO 2-3m) et c'est au largue que nous avons fait cap au nord afin de traverser la Manche, laisser les îles Scilly sur tribord et rejoindre la mer Celtique, accompagnés durant la majeure partie de la traversée par du soleil ou au minimum de belles éclaircies.

(c) François Poulmarc'h
(c) Anne-Marie Louapre

Après avoir dépassé le sud est de l'Irlande et les Tuskar Rocks en fin de journée le samedi, c'est au travers que nous sommes remontés plein nord vers Dublin. Le dimanche au petit matin, sous le ciel bleu et une vive fraîcheur, Milagro et son équipage sont arrivés à la marina de Dun Laoghaire

(c) Lauriane Lemasson
(c) Gabrielle Souliman

Petit résumé en images, avant la suite lors d'un prochain post et le cap sur les Hébrides! Pour ceux qui souhaiteraient nous rejoindre, quelques places sont encore disponibles pour la remontée de l'Ecosse jusqu'à la fin du mois.

(c) François Poulmarc'h
(c) Arnaud Bailly
(c) François Poulmarc'h
(c) Arnaud Bailly
(c) Damien Treutenaere
(c) Arnaud Bailly
(c) Anne-Marie Louapre
(c) Damien Treutenaere

[Cap au Nord – 2024] C’est parti ! Milagro descend la Loire avant de faire route vers l’Irlande

[Cap au Nord – 2024] C’est parti ! Milagro descend la Loire avant de faire route vers l’Irlande

A la mi-journée le mercredi 3 avril 2024, Milagro et son équipage ont quitté Nantes, larguant les amarres au ponton Belem.

La saison 2024 est donc lancée, avec une première étape vers Dublin, suivie de plusieurs étapes en Ecosse puis en Norvège, avec un retour prévu via l'Islande et l'Irlande à l'automne prochain.

(c) Barbara Clerc

Amis nantais, nous vous donnons rendez-vous après ce périple, à l'hiver 2024-2025, avec toujours plus d'expériences et son lot d'histoires à raconter ! D'ici-là, profitez encore quelques jours de l'exposition photographique et sonore à l'Almacén, 4 rue de l'Arche sèche à Nantes (jouxte la Place Royale)

(c) Barbara Clerc

A vos agendas ! Exposition d’une rétrospective photographique et sonore pour les dix ans de Karukinka, à Nantes du 16 au 31 mars 2024

A vos agendas ! Exposition d’une rétrospective photographique et sonore pour les dix ans de Karukinka, à Nantes du 16 au 31 mars 2024

Quoi de mieux que de partager un maté, des empanadas et des alfajores pour faire un saut à l'extrême sud de l'Amérique ?

En partenariat avec El Almacén, un resto bar argentin situé à deux pas de la place Royale (4 rue de l'Arche sèche à Nantes), nous vous convions à l'exposition de sons et d'images réalisés en Patagonie lors de nos différentes expéditions à pieds et à la voile.

Pensée sous la forme d'une rétrospective de dix années passées en territoires selk'nam, yagan et haush, cette présentation d'une partie de nos activités sera complétée, le 16 mars à 18h30, par une conférence de Lauriane Lemasson, fondatrice de l'association.

Au plaisir de vous rencontrer et de vous faire découvrir nos activités passées, présentes et futures,

Jacques Sax, président de l'association Karukinka

PS: pour l'écoute, n'oubliez pas vos écouteurs et, si besoin, d'installer une application de lecture de QR codes

Pour quelles raisons les scientifiques vont-ils placer des micros au fond de l’Antarctique ?

Pour quelles raisons les scientifiques vont-ils placer des micros au fond de l’Antarctique ?

Dans les profondeurs de l’Antarctique, des microphones immergés recueillent des sons de « vaisseaux spatiaux » et une variété de bourdonnements « impressionnants », explique la scientifique colombienne Andrea Bonilla, à l’écoute de la vie sous-marine lors d’une expédition aux confins du continent blanc.

Source Ouest-France : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2024-02-27/pour-quelles-raisons-les-scientifiques-vont-ils-placer-des-micros-au-fond-de-l-antarctique-7039ac7d-2fc5-465d-bebc-93b07981804b (Par l’édition du soir, avec l’Agence France-Presse)

La biologiste de l’université Cornell de New York immerge à 500 mètres de profondeur des hydrophones enveloppés de titane qui enregistreront une année entière ces ondes sonores. Une fois déchiffrées, elles permettront de comprendre le comportement des mammifères marins et leurs déplacements pendant l’hiver austral, lorsque l’Antarctique devient presque inhabitable.

« Des espèces dont le son est impressionnant »

« Il y a ici des espèces dont le son est impressionnant, littéralement comme dans Star Wars, on dirait des vaisseaux spatiaux. Très peu d’oreilles ont le privilège de les entendre », déclare la scientifique de 32 ans à bord de l’ARC Simon Bolivar, un navire de la marine colombienne.

Titulaire d’un doctorat en acoustique marine, Andrea Bonilla et les autres scientifiques à bord de la 10expédition colombienne dans l’Antarctique récupèrent également les micros déposés l’an passé lors d’une mission opérée par la marine turque.

Guidé par des coordonnées GPS, le bateau entre dans la zone de rencontre. Pour remonter l’hydrophone à la surface, Andrea Bonilla déclenche la libération de l’ancre qui le retenait immergé. Toute l’équipe scrute alors longuement pendant huit minutes de tension palpable les eaux calmes jusqu’à l’apparition, dans la joie, d’un petit drapeau déployé en surface.

La chercheuse Andrea Bonilla récupère un hydrophone avec des membres du navire de recherche colombien « ARC Simon Bolivar ». (Photo : Juan Barreto / AFP)

Ses collègues la félicitent chaleureusement et elle se dit soulagée. « Je suis super excitée parce que c’était la première fois que nous faisions cette manœuvre dans ces eaux […] Tout s’est super bien passé », se réjouit la scientifique colombienne.

Une fois sur la terre ferme, elle analysera un an d’enregistrements. « Dans un environnement marin, le son est fondamental », affirme-t-elle. Car le bruit ou les perturbations auditives peuvent affecter la communication des espèces ou entraver le déroulement normal d’activités naturelles telles que la chasse.

Ces recherches entendent également mesurer l’impact de l’activité humaine et de la pollution auxquelles sont exposés les mammifères dans un des endroits les mieux préservés de la planète.

« Zone marine protégée »

Un autre objectif est de soutenir la proposition, promue par le Chili et l’Argentine depuis 2012, de faire de la péninsule Antarctique « une zone marine protégée ».

Andrea Bonilla travaille avec des spectrographes qui représentent visuellement les fréquences sonores. Les moyennes et hautes fréquences enregistrent des animaux de différentes tailles.

Ses découvertes ne serviront pas seulement à surveiller les mammifères marins, mais aussi à la recherche géophysique : les micros captent les basses fréquences émises par les mouvements telluriques et la fonte des glaces.

Non loin du navire, une colonie de manchots marche sur un bloc de glace géant en forme de toboggan tandis qu’au-dessus des eaux profondes, les chercheurs observent une baleine à bosse qui prend une de ses dernières respirations avant que l’hiver ne la fasse fuir vers les eaux plus chaudes de l’océan Pacifique.

« Cette rencontre a changé ma vie »

« Ma première rencontre avec une baleine a été avec une baleine qui chantait, et je pense que cela a changé ma vie », se souvient Andrea Bonilla.

Après s’être nourries pendant des mois dans la péninsule Antarctique et dans le détroit de Magellan au Chili, des milliers de ces grands mammifères se retrouvent pour se reproduire entre juin et octobre dans un corridor marin qui s’étend du sud du Costa Rica au nord du Pérou.

Mais « il y a aussi des espèces qui ne vivent qu’ici », souligne-t-elle, comme les phoques de Weddell et les léopards de mer, qui émettent des chants aigus de différentes tonalités, des compositions harmonieuses qui fournissent des informations sur leur comportement.

La scientifique se prépare à un nouveau largage d’hydrophone et attache le drapeau rouge au sommet de la bonbonne de titane qui servira à la repérer au milieu des eaux à son retour l’année prochaine.

Au cours de l’expédition, trois microphones ont été immergés, deux dans le détroit de Bransfield et un dans le passage de Drake.

scientifiques micros au fond de l'antarctique

La mystérieuse découverte archéologique de Tolhuin : la municipalité n’a pas expliqué ce qui a été trouvé (InfoTDF, 19/2/2024 “El misterioso hallazgo arqueológico en Tolhuin: el Municipio no explicó que encontraron”)

30

Des découvertes et recherches archéologiques en Patagonie : Tolhuin, en Terre de Feu argentine

Sur le chemin menant au Cerro Michi [Terre de Feu, Patagonie], une équipe d’archéologues du GIATMA (rattaché au CADIC-CONICET) a fait une découverte significative : lors des travaux de terrain, les archéologues ont trouvé des matériaux et un nouveau site archéologique sur lesquels ils ont alors commencé à travailler.

Cette découverte s’inscrit dans le cadre du projet ImpaCT.AR, défi 2, « Patrimoine Culturel Archéologique à Tolhuin », soutenu par la municipalité et accompagné depuis la première gestion de Daniel Harrington. L’objectif principal est l’identification et la protection du patrimoine culturel archéologique de la région.

L’équipe de chercheurs a mené des travaux de terrain, comprenant des prospections et des fouilles au sein du périmètre urbain de Tolhuin, dans le but d’établir une carte des risques archéologiques permettant de zoner les secteurs sensibles. Cela fournit aux autorités municipales des informations cruciales pour la préservation du patrimoine lors de projets d’infrastructures.

Le projet ImpaCT.AR ne se limite pas à l’identification de sites archéologiques, il inclut aussi la formation du personnel impliqué, directement ou indirectement, dans les modifications du paysage urbain. Les travailleurs sont sensibilisés à l’importance du patrimoine archéologique et à la nécessité d’être vigilants lors d’activités impliquant des mouvements du sol.

La découverte sur le chemin du Cerro Michi s’ajoute à d’autres trouvailles à Tolhuin, comme sur le chemin du quai, à la Laguna Varela, à la descente du lac Fagnano et dans le quartier résidentiel de Las Laderas del Kamuk. La stratégie centrale de cette collaboration entre le CADIC-CONICET et la municipalité de Tolhuin est la prévention, afin de garantir que les travaux d’infrastructure se déroulent avec soin et dans le respect du patrimoine partagé par la communauté.

Qu’est-ce qu’une découverte archéologique ?

Selon le Guide pour la formulation du protocole de découvertes fortuites de patrimoine archéologique et d’archéologie publique, une découverte archéologique est la rencontre imprévue de matériaux archéologiques tels que des vases ou fragments, des objets lithiques (pierres ou roches), des ossements animaux ou humains, des figurines, des ustensiles en bois ou en métal, ou tout autre élément ancien. À ce sujet, la municipalité de Tolhuin était attendue sur la nature précise des matériaux trouvés afin de contextualiser la nouvelle, mais la communauté devra attendre un prochain rapport pour en savoir davantage.

F:CT

Source : infotdf.com/tolhuin/el-misterioso-hallazgo-arqueologico-en-tolhuin-el-municipio-no-explico-que-encontraron/ traduit de l'espagnol par l'association Karukinka