Histoire

 

KARUKINKA, « la dernière terre des hommes » en langue selk’nam. Les Indiens Selk’nam peuplèrent l’extrême sud du continent américain après avoir passé le détroit de Béring. Ils réalisèrent des milliers de kilomètres pour atteindre le territoire ultime de la Grande Île de Terre de Feu. Ils passèrent le détroit de Magellan avant son ouverture et étaient en relation étroite avec leur environnement. Cette relation fût la seule condition pour qu’ils réussissent à s’adapter à une telle hostilité climatique pendant plusieurs millénaires.

 

De janvier 2013 à fin mars 2013, Lauriane Lemasson est partie sans support logistique sur les traces des Indiens nomades de la Terre de Feu et des canaux fuégiens. Ces deux mois d’immersion en autonomie totale en pleine nature, dans leurs territoires mythiques et ancestraux aujourd’hui désertés, lui ont fait prendre conscience de la nécessité d’aller plus loin pour mieux comprendre comment l’homme tisse des liens avec son territoire pour s’y adapter, le déchiffrer et se l’approprier.

En rassemblant des spécialistes et passionnés d’univers différents, l’équipe de l’association Karukinka est convaincue que la pluridisciplinarité des approches engendrera la découverte et l’émerveillement, et permettra également d’éduquer et de sensibiliser le public à l’interdépendance entre l’homme et son environnement.

Logo

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L’identité visuelle de Karukinka a été créée autour d’éléments propres à la Patagonie insulaire :

– Le « K » majuscule fait référence à la première lettre de Karukinka, mot signifiant « La dernière terre de hommes » en langue selk’nam (peuple natif de chasseurs-cueilleurs de la Grande Île de Terre de Feu);

– dans la partie supérieure apparaissent l’albatros stylisé du drapeau de la partie argentine de la province de Terre de Feu (gauche) et la petite constellation de la Croix du Sud (à droite), utilisée pour trouver le pôle sud céleste;

– dans la partie inférieure se trouvent les motifs peints représentant la déesse Tanu, l’esprit féminin de la Terre, lors des cérémonies religieuses selk’nam ;

– et enfin, les trois couleurs (rouge, noir et blanc) sont celles utilisées par les peuples de Patagonie insulaire pour réaliser des peintures corporelles comportant des motifs variés pouvant signifier par exemple des humeurs.